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L'Iran a augmenté sa capacité nucléaire, selon l'AIEA

28/08/2013 03:45 EDT | Actualisé 27/10/2013 05:12 EDT

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a rendu public mercredi un rapport dans lequel elle affirme que Téhéran a augmenté ses capacités d'enrichissement d'uranium.

Dans ce rapport trimestriel, l'AIEA indique que la République islamique dispose de 1008 centrifugeuses de deuxième génération (IR-2m) sur son site nucléaire de Natanz, contre près de 700 comptabilisées il y a trois mois. Cependant, l'AIEA précise qu'aucune de ces centrifugeuses n'est entrée en production.

Téhéran a également augmenté le nombre de ses centrifugeuses de première génération (IR-1) à 15 416, soit environ 1860 de plus que dans le précédent rapport.

Par ailleurs, le pays a produit 372,5 kg d'uranium enrichi à 20 %, soit 48,5 kg de plus qu'il y a trois mois. Une partie ayant été convertie en combustible, il n'en restait que 185,8 kg, un niveau inférieur aux 240 à 250 kg nécessaires, selon les experts, pour fabriquer une bombe atomique.

Les Occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir fabriquer l'arme atomique, mais Téhéran affirme enrichir de l'uranium jusqu'à 5 et 20 % pour la production d'électricité et le secteur médical.

La publication de ce rapport survient au moment de l'annonce de la reprise des discussions le 27 septembre prochain entre l'AIEA et l'Iran. Celles-ci avaient été interrompues en mai dernier.

Ce sera les premières discussions entre Téhéran et l'AIEA après l'élection du nouveau président Hassan Rohani.

Le nouveau président, qui a été négociateur sur le nucléaire, avait exprimé son souhait de voir les relations avec l'AIEA et l'Occident plus apaisées sur cette question. Cependant, il n'a pas renoncé à l'enrichissement de de l'uranium.

Les points de désaccord

M. Rohani a déjà procédé à des changements dans l'équipe qui négocie avec l'AIEA. Ali Asghar Soltanieh, le représentant de l'Iran à l'AIEA a été remplacé, selon l'agence Irna, par Reza Najafi, l'actuel directeur général chargé des affaires politiques et internationales au du ministère des Affaires étrangères.

L'agence veut que Téhéran lui garantisse un accès plus large à des sites, documents ou individus afin de vérifier si le pays a travaillé ou non à la mise au point de l'arme atomique avant 2003.

Elle veut notamment accéder au site militaire de Parchin, près de Téhéran, où elle soupçonne le pays d'avoir procédé à des tests d'explosion conventionnelle applicable au nucléaire.

L'AIEA ne veut pas fournir « dès le début tous les détails sur la façon dont elle mènera des vérifications, ni sur la date, ni sur le lieu ». Ce que l'Iran a toujours refusé.

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