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Barack Obama offre un vibrant hommage à Martin Luther King

28/08/2013 03:24 EDT | Actualisé 28/08/2013 04:26 EDT
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A combination image shows US civil rights leader Martin Luther King Jr. (R) as he waves to supporters on August 28, 1963 from the Mall in Washington DC during the 'March on Washington', and newly inaugurated US President Barack Obama (L) speaking after being sworn in as the 44th US president of the US. 46 years after Martin Luther King's march on Washington to raise public consciousness for civil rights, the US on Janaury 20, 2009 witnessed the swearing-in of their first African-American president. AFP Photo / Files / TIMOTHY A. CLARY (Photo credit should read TIMOTHY A. CLARY/AFP/Getty Images)

WASHINGTON (AFP) - Le président des Etats-Unis Barack Obama a salué mercredi l'héritage de Martin Luther King qui a, selon lui, "offert le salut aux opprimés comme aux oppresseurs".

Cinquante ans après le discours "I have a dream" du pasteur d'Atlanta, et exactement au même endroit à Washington, le premier président noir des Etats-Unis a affirmé que "ses mots sont éternels, possèdent un pouvoir et un caractère prophétique sans équivalent à notre époque".

Assurant que les "sacrifices" de King et de ses compagnons de la "marche sur Washington" pour l'égalité raciale n'avaient pas été en vain, il a aussi rendu hommage aux inconnus qui avaient lutté avec persistance pour les droits civiques pendant des années.

"Parce qu'ils ont marché, des conseils municipaux ont changé, des parlement des Etats ont changé, le Congrès a changé, et oui, en fin de compte, la Maison Blanche a changé", a-t-il remarqué sur les marches du "Lincoln Memorial" au centre de la capitale fédérale, où s'étaient massées des milliers de personnes.

"Mais nous ne ferions pas honneur à ces héros en affirmant que le travail de notre pays est fini. La trajectoire de l'univers moral se rapproche peut-être de la justice, mais elle ne se rapproche pas toute seule", a-t-il ajouté, paraphrasant une formule fétiche de King dans ce discours émaillé de références aux textes fondateurs des Etats-Unis.

"Pour conforter les acquis de ce pays, il faut de la vigilance, pas de la complaisance. Que ce soit pour lutter contre ceux qui érigent de nouvelles barrières au vote ou faire en sorte que la justice fonctionne de manière équitable pour tout le monde (...) et ne soit pas simplement un tunnel entre écoles sous-financées et prisons surpeuplées, il faut de la vigilance", a encore affirmé M. Obama.

Retrouvant des accents et des expressions de sa campagne de 2008, le dirigeant démocrate a affirmé que "les promesses de ce pays ne seront tenues que si nous travaillons de concert".

Il avait été devancé à la tribune du "Lincoln Memorial" par ses prédécesseurs Bill Clinton et Jimmy Carter, mais aussi des membres de la famille de King et le représentant de Géorgie John Lewis, dernier survivant des discours de 1963.

"Il va nous falloir souffler sur les braises de l'empathie et de la fraternité, la coalition des consciences qui s'est exprimée ici il y a 50 ans", a lancé M. Obama.

"Ô Etats-Unis, je sais que le chemin sera long, mais nous pouvons y arriver (...) c'est ainsi que lorsque quelqu'un hésite, quelqu'un d'autre l'entraîne et lui dit, en avant, marchons", s'est-il écrié.

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