OTTAWA - Le premier ministre canadien Stephen Harper et le président américain Barack Obama ont discuté ensemble des implications et conséquences possibles de l'utilisation alléguée d'armes chimiques en Syrie.

M. Harper s'est dit en accord avec les conclusions voulant que le régime de Bachar el-Assad aurait eu recours à ce type d'armes contre sa propre population, ce qu'il a qualifié d'atroce, a signalé mardi son porte-parole Andrew MacDougall.

Les deux dirigeants ont estimé que la communauté internationale devait réagir à ce geste présumé de façon prompte et efficace, a ajouté M. MacDougall.

L'administration Obama a pour sa part affirmé que les deux leaders s'étaient engagés à suivre étroitement les développements sur la scène internationale.

Les Nations unies tentent toujours de déterminer si des armes chimiques ont effectivement été larguées en banlieue de Damas la semaine dernière.

Washington a déjà indiqué que ses propres services de renseignement en étaient venus à la conclusion que les troupes de Bachar el-Assad avaient bel et bien mené une attaque chimique. Le gouvernement américain devrait dévoiler mardi de nouveaux détails concernant cette présumée attaque.

La possibilité d'une intervention militaire prend de l'ampleur de jour en jour. L'Occident durcit sa rhétorique contre le régime syrien et rapproche ses forces militaires de la Syrie.

Un vote d'urgence sur une éventuelle riposte à cette attaque chimique alléguée doit se tenir jeudi au Parlement britannique.

Le président français François Hollande a déjà déclaré que son pays était prêt à punir les responsables. «Le massacre chimique de Damas ne peut rester sans réponse, et la France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents», a-t-il rappelé mardi.

La Ligue arabe a également blâmé le régime de Bachar el-Assad pour l'attaque chimique.

Le président Obama devrait bientôt clarifier ses intentions, mais des experts croient qu'il pourrait ordonner le tir de missiles de croisière mer-sol contre des cibles militaires syriennes. Le secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, a prévenu que les forces américaines sont prêtes à frapper la Syrie dès que le président Obama en donnera l'ordre.

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