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Québec confirme l'entreposage illégal de matières contaminées par des BPC à Pointe-Claire

27/08/2013 04:10 EDT | Actualisé 26/10/2013 05:12 EDT

Le ministère de l'Environnement du Québec confirme l'entreposage illégal de matières dangereuses résiduelles contaminées par des biphényles polychlorés (BPC) sur un terrain de Pointe-Claire, où sont entassés plusieurs transformateurs.

Ce terrain appartient à la firme Les équipements de puissance Reliance. Le 26 mars dernier, plus de 1000 litres d'huile et d'eau huileuse présentant une importante concentration de BPC se sont déversés sur le site.

Même si elle a reçu plusieurs avis de non-conformité de la part du ministère, l'entreprise n'a pas nettoyé les lieux, ni éliminé ses matières.

Un avis récemment signifié à Reliance prévoit que le contrevenant sécurise les lieux et élimine les matières contaminées. Québec demande aussi à la Ville de Pointe-Claire une présence policière accrue sur le site. La compagnie a jusqu'à mercredi pour y répondre.

Une source près du dossier a indiqué que la décontamination pourrait coûter plus de 2 millions de dollars, un montant que l'entreprise ne pourrait assumer.

Le sous-ministre au ministère de l'Environnement Michel Rousseau a indiqué que l'entreprise s'expose à des mesures beaucoup plus sévères si elle fait fi de l'avis du ministère.

Le directeur général de Pointe-Claire, Nicolas Bouchard, explique ce qui a été fait depuis mars : « Au moment où il y a eu le déversement, tout a été mis en œuvre pour récupérer la totalité du matériel qui a été déversé. Il y a eu une réaction très rapide autant des travaux publics de Pointe-Claire que d'Urgence Environnement pour effectuer le pompage de ces matières. L'avis de préordonnance du ministre nous convient dans la mesure où tout doit partir, tout doit être nettoyé dans un délai très rapide. »

Le terrain est situé au coeur d'un secteur résidentiel, ce qui sème l'inquiétude parmi les résidents et la Direction de la santé publique, qui a été sollicitée par le ministère de l'Environnement dans cette affaire. « On a été interpellé le 30 mai pour connaître les impacts possibles sur la santé et on a écrit notre avis le 7 juin, en mentionnant l'importance de sécuriser les lieux par une clôture et une surveillance 24 heures sur 24. On a répété ça à trois reprises au ministère de l'Environnement », explique l'épidémiologiste Norman King.

L'incident est rendu public quelques jours après le 25e anniversaire de l'incendie d'un entrepôt de BPC à Saint-Basile-le-Grand, sur la Rive-Sud de Montréal.

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