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Maternelle à 4 ans : Malavoy déplore l'adoption tardive de la loi

27/08/2013 02:03 EDT | Actualisé 26/10/2013 05:12 EDT

La ministre de l'Éducation Marie Malavoy affirme que les ratés de la première rentrée scolaire des maternelles à 4 ans en milieu défavorisé s'expliquent par les délais de l'adoption du projet de loi 23 à l'Assemblée nationale. Faute d'enfants, 18 commissions scolaires ont dû reporter l'implantation du programme dans leur milieu.

La ministre Malavoy souligne que la loi 23 a été adoptée à la mi-juin, laissant très peu de temps aux commissions scolaires pour contacter les parents des enfants sélectionnés et pour les convaincre de participer au nouveau programme.

La Coalition avenir Québec estime que la ministre est responsable du fait que des commissions scolaires ont reporté l'implantation du programme. Le député Gérard Deltell dénonce le dépôt tardif du projet de loi et la tenue plus tardive des consultations subséquentes.

« Encore plus grave, le projet de loi était tellement mal rédigé qu'il a dû être réécrit d'un bout à l'autre lorsque l'étude détaillée a commencé en mai. La ministre a du front de rejeter la faute sur les autres alors qu'elle n'a qu'elle-même à blâmer. C'est elle qui est responsable de cette adoption tardive et du cafouillage actuel qui en découle », a expliqué M. Deltell.

Une cinquantaine de commissions scolaires - sur 69 - ont réussi à mettre sur pied ces classes de maternelles. « Je trouve que d'avoir réussi à convaincre, dans 50 régions, dans 50 commissions scolaires, les parents, je trouve que c'est bien, souligne Mme Malavoy. L'an prochain, il y en aura plus. J'espère qu'on réussira à tous les rejoindre dans quelques années. »

La ministre de l'Éducation rappelle que le programme n'est pas obligatoire et qu'il faut donc convaincre les parents de confier leurs jeunes enfants au système scolaire.

La ministre Malavoy a fixé à six le nombre d'élèves requis pour former une classe de ces maternelles à 4 ans.

Le programme a été lancé pour lutter contre le décrochage en amont du parcours scolaire des enfants. La ministre Malavoy souligne que les enfants des milieux défavorisés arrivent en maternelle à 5 ans ou en première année avec des retards qui peuvent laisser présager des difficultés en cours de route pour la réussite scolaire.

La ministre cite une étude menée à Montréal en 2008, qui révélait que 35 % des enfants qui arrivent en maternelle à 5 ans présentent « des retards tels que l'on peut prévoir des échecs scolaires ».

« C'est donc une lutte au décrochage que l'on fait avec les maternelles à 4 ans à plein temps pour des milieux défavorisés », explique Mme Malavoy. Elle souligne que les sept projets pilotes menés l'an dernier ont produit des « résultats remarquables », selon les gens qui ont mené les projets.

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