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Les alliés cherchent une façon de légitimer une intervention militaire en Syrie

27/08/2013 05:45 EDT | Actualisé 27/10/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - Les États-Unis et leurs alliés internationaux regardent au-delà du Conseil de sécurité de l'ONU pour justifier une intervention militaire en Syrie.

La Russie, qui reste un important allié du régime syrien, pourrait opposer son veto à un vote du Conseil de sécurité sur une opération en Syrie, tout comme la Chine. Les alliés doivent donc trouver des justifications cohérentes et crédibles pour rallier la communauté internationale autour d'une intervention sans l'aval de l'ONU.

L'une des options serait de tenter d'obtenir l'appui de l'OTAN, voire de persuader l'alliance de prendre la direction des opérations.

À la fin des années 1990, cette stratégie avait permis à l'administration Clinton de légitimer la guerre du Kosovo, que le Conseil de sécurité n'a jamais autorisée à cause de l'opposition de la Russie.

La Maison-Blanche a présenté mardi les grandes lignes de sa stratégie de légitimation: une intervention viserait à punir le régime syrien pour avoir utilisé des armes chimiques en violation du droit international, et l'objectif ne serait pas de faire tomber le régime du président Bachar el-Assad.

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a souligné mardi que les États-Unis et 188 autres pays ont signé la convention internationale contre les armes chimiques. Ces pays ont l'obligation de s'assurer que les normes internationales sont respectées et ils doivent répondre à une violation évidente de ces normes en Syrie, a-t-il dit.

L'administration Obama se prépare à diffuser des conversations téléphoniques interceptées montrant que le régime syrien est bel et bien responsable de l'attaque chimique de la semaine dernière, ont indiqué des responsables des services de renseignement sous le couvert de l'anonymat.

Mais les justifications juridiques envisagées par les États-Unis «ne portent pas sur un changement de régime», a affirmé M. Carney. La Maison-Blanche estime qu'un changement de gouvernement en Syrie doit se faire par le biais de négociations politiques.

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