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Devenir propriétaire d'une maison est de plus en plus difficile

27/08/2013 08:42 EDT | Actualisé 27/10/2013 05:12 EDT
Radio-Canada

Devenir propriétaire d'une maison est de plus en plus difficile pour les ménages canadiens. La hausse des taux hypothécaires et la progression des prix des habitations a freiné l'accessibilité au logement au printemps, selon la Banque Royale (RBC).

Au deuxième trimestre, posséder une maison de plain-pied grugeait en moyenne 42,7 % du revenu brut des ménages canadiens, soit 0,3 point de pourcentage de plus qu'à la même période un an plus tôt. Le fardeau s'est également alourdi de 0,4 point de pourcentage pour une maison à deux étages, à 48,4 % du revenu avant impôt. La mesure relative à la copropriété est restée inchangée, à 27,9 %.

Concrètement, les ménages canadiens doivent donc se serrer la ceinture pour éponger les coûts croissants associés à la propriété. Dans certaines régions du pays, devenir propriétaire est même devenu inaccessible pour la majorité des ménages.

« Le portrait à deux vitesses de l'accessibilité que l'on observe à l'échelle nationale reflète principalement les conditions dans les trois plus grands marchés du Canada, soit Toronto, Montréal et Vancouver. Il est devenu plutôt difficile pour un ménage type d'être propriétaire d'un bungalow ou d'une habitation à deux étages dans ces villes », explique Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef pour la RBC.

Les experts de la RBC jugent toutefois que le marché immobilier canadien ne ressent pas encore pleinement les effets du recul de l'accessibilité au logement puisque le nombre de propriétés vendues a grimpé de 6,4 % au deuxième trimestre. La RBC attribue le phénomène à la faiblesse persistante des taux hypothécaires qui incite les nouveaux acheteurs à investir dans le marché.

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