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Les soeurs Williams accèdent au 2e tour aux Internationaux des États-Unis

26/08/2013 03:55 EDT | Actualisé 26/10/2013 05:12 EDT

NEW YORK, États-Unis - Serena Williams fut si dominante au premier tour des Internationaux des États-Unis que son adversaire a même eu besoin d'une accolade.

Tandis qu'elle tirait de l'arrière en milieu de deuxième set, Francesca Schiavone s'est dirigée derrière la ligne de fond, a repéré un préposé aux balles et l'a enveloppé avec ses bras dans une longue étreinte. L'Italienne n'a toutefois pu éviter la correction qui l'attendait, s'inclinant finalement 6-0, 6-1.

Williams, la favorite et no 1 mondiale, fut quasi-parfaite. Elle n'a commis que huit fautes directes, a facilement remporté la bataille des coups gagnants 13-3, a frappé des services à plus de 115 milles à l'heure et a remporté les 10 premiers jeux du match.

«Je savais que de jouer contre une ex-championne d'un tournoi du Grand Chelem dès le premier tour serait très, très difficile, a convenu Williams, alors j'ai voulu être super sérieuse.»

Le match n'a duré qu'une heure, et une faible pluie s'est mise à tomber dès la fin des hostilités, interrompant les activités — dont l'entrée en scène du Suisse Roger Federer, qui devait affronter le Slovène Grega Zemlja (no 62) en fin de soirée.

Plus tôt lundi, la soeur de Serena, Venus Williams, a connu un bon départ elle aussi. Elle présentait une fiche de 14-0 au premier tour des Internationaux des États-Unis, même si elle n'avait jusqu'ici jamais affronté une adversaire parmi les 30 premières raquettes mondiales à cette étape-ci du tournoi.

Désormais classée 60e au monde, Williams a disposé de la 12e tête de série et demi-finaliste à Wimbledon Kirsten Flipkens 6-1, 6-2, savourant ainsi l'une de ses plus importantes victoires depuis qu'elle s'est retirée du tournoi il y a deux ans à cause du syndrôme de Sjogren, une maladie auto-immune.

«Si Venus est là — si elle est en forme, si elle est concentrée — alors elle fait partie du top-10 mondial, a déclaré Flipkens. Tous ceux qui connaissent un peu le tennis comprennent cela. Aujourd'hui, elle jouait comme une joueuse du top-10.»

La compatriote de Williams, l'Américaine de 20 ans Sloane Stephens, a failli être éliminée. Elle a laissé filer le premier set avant de tirer de l'arrière 4-2 au troisième et 3-1 au bris d'égalité ultime. La 15e tête de série a offert un dernier effort en désespoir de cause pour finalement vaincre la Luxembourgeoise Mandy Minella (no 110) 4-6, 6-3, 7-6 (5).

Sabine Lisicki, la finaliste de Wimbledon, a pris la mesure de Vera Dushevina 6-2, 7-6 (3), tandis que l'Américaine Jamie Hampton (no 23) a défait Lara Arruabarrena 6-4, 6-2.

La troisième tête de série, Agnieszka Radwanska, et la cinquième, Na Li, ont accédé au tour suivant en deux manches. Radwanska a battu Silvia Soler-Espinosa 6-1, 6-2, tandis que Li a défait Olga Govortsova 6-2, 6-2.

Radwanska s'était retirée du tournoi de Cincinnati avant son quart de finale face à Li afin de rentrer à la maison pour assister aux funérailles de son grand-père.

L'Espagnole classée 18e Carla Suarez Navarro n'a fait qu'une bouchée de l'Américaine Lauren Davis, qu'elle a rudoyée 6-0, 6-0 en 57 minutes.

Deux surprises du côté masculin

Les Internationaux des États-Unis ont rapidement eu droit à des surprises en cette saison aux tournois du Grand Chelem imprévisibles.

D'abord, le vétéran joueur américain James Blake, qui a participé aux quarts de finale d'un tournoi majeur à trois reprises au cours de sa carrière, a annoncé qu'il prendra sa retraite à l'issue de la compétition, à l'âge de 33 ans.

Puis, le jeune Britanique Daniel Evans, issu des qualifications et qui pointe au 179e échelon mondial, a montré la sortie à la 11e tête de série, le Japonais Kei Nishikori, en trois sets de 6-4, 6-4, 6-2.

Evans, à son premier match à Flushing Meadows, et Nishikori sont tous deux âgés de 23 ans. Mais le Japonais disputait son 17e tournoi majeur, où il a maintenant une fiche de 25-17. Evans n'a disputé que deux matchs, deux défaites, à Wimbledon.

«Je sais que je suis un bon joueur, mais je n'étais jamais parvenu à tout mettre en place en même temps, a commenté Evans. J'étais très calme aujourd'hui. Ce n'était pas si incroyable que ça, ce qui s'est passé sur le court. Je n'étais pas nerveux en fin de partie. J'ai joué un autre bon match. J'ai joué de bons matchs au cours des cinq dernières semaines. Je me suis dit que je voulais juste me rendre loin dans le tournoi, remporter encore quelques matchs.»

À son premier match dans un tournoi du Grand Chelem depuis son élimination surprise au premier tour de Wimbledon — et son premier match aux Internationaux des États-Unis depuis 2011 —, Rafael Nadal (no 2) a laminé l'Américain Ryan Harrison 6-4, 6-2, 6-2. L'Espagnol, qui a raté le tournoi de l'an dernier à cause d'une blessure au genou gauche, a désormais une fiche de 16-0 sur la surface dure cette année.

«C'est difficile d'analyser (cette performance) maintenant, a expliqué Nadal, qui était interrogé à savoir s'il jouait le meilleur tennis de sa carrière sur le ciment. Je joue bien. Je suis heureux de la façon dont j'ai joué. J'ignore si c'est le mieux que je puisse faire ou non, mais c'était bien de pouvoir obtenir la victoire.»

La huitième tête de série Richard Gasquet a éliminé l'Américain Michael Russell 6-3, 6-4, 6-2. L'Australien Bernard Tomic est venu de l'arrière pour disposer de l'Espagnol Albert Ramos en cinq sets, l'emportant 6-3, 3-6, 4-6, 7-6 (1), 6-3 en près de quatre heures de jeu. Le compatriote de Ramos, Fernando Verdasco (no 27), a connu le même sort et s'est incliné 6-3, 7-5, 1-6, 4-6, 6-3 devant le Croate Ivan Dodig.

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