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Le président du Conseil national syrien demande l'aide du Canada

26/08/2013 08:32 EDT | Actualisé 26/10/2013 05:12 EDT

Le président du Conseil national syrien, George Sabra, est au Canada cette semaine pour tenter d'obtenir des appuis canadiens. L'opposant au régime de Bachar Al-Assad, qui doit rencontrer Stephen Harper, réclame une intervention de la communauté internationale après la présumée attaque à l'arme chimique de mercredi dernier en banlieue de Damas.

En entrevue à 24 heures en 60 minutes, le président du principal groupe d'opposition en Syrie est heureux que la communauté internationale se penche sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. M. Sabra assure que l'attaque de mercredi a bien eu lieu et qu'elle a été lancée par le régime. Ce n'était pas la première fois qu'Al-Assad avait recours aux armes chimiques, dit-il aussi.

Il considère que la réaction internationale actuelle est « un pas dans la bonne direction afin d'envoyer un message à Bachar Al-Assad ».

M. Sabra croit-il que des frappes comme celles effectuées en Libye en 2011 sont nécessaires? « Regardez l'histoire », répond-il. « Qui peut arrêter Hitler sans le recours à la force? Qui peut arrêter Milosevic sans le recours à la force? »

Accusé de terrorisme par les partisans du régime Al-Assad au Canada, M. Sabra se défend en affirmant que s'il est facile de qualifier quelqu'un de terroriste, selon lui, le « véritable terroriste » est Bachar Al-Assad et son régime.

Le président du Conseil national syrien ne croit pas, par ailleurs, que si Bachar Al-Assad devait quitter le pouvoir, la Syrie connaîtrait les mêmes tensions sociales entre les islamistes et les laïques que connaît l'Égypte depuis le printemps arabe. Il plaide que les islamistes syriens sont modérés. « Ce ne sont pas des extrémistes », assure-t-il.

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