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Le jury de Fort Hood reçoit les témoins avant de choisir ou non la peine de mort

26/08/2013 04:50 EDT | Actualisé 26/10/2013 05:12 EDT

FORT HOOD, États-Unis - Le jury chargé d'imposer ou non une peine capitale militaire exceptionnelle au psychiatre de l'armée qui avait tué 13 personnes à Fort Hood en 2009 a entendu lundi les témoignages des victimes et de leur famille, dont un soldat qui a survécu avec une balle logée dans sa tête.

Le sergent d'état-major Patrick Ziegler a été l'un des premiers à témoigner durant les observations sur la peine au procès de Nidal Hasan. Des jurés militaires l'ont déjà reconnu coupable, la semaine dernière, et décident maintenant s'ils lui imposeront la peine de mort pour la fusillade qui a aussi fait 30 blessés, sur une base militaire au Texas.

M. Ziegler a confié qu'il a été atteint à quatre reprises, et a dû subir une intervention chirurgicale d'urgence qui lui a amputé environ 20 pour cent du cerveau. Il a dit aux jurés que les médecins s'attendaient au début à ce qu'il meure ou se retrouve dans un état végétatif. Il a plutôt été hospitalisé durant 11 mois et a subi 10 interventions chirurgicales, et il reste paralysé du côté gauche.

La plupart des témoins seront des veuves, mères, enfants, frères et soeurs des victimes de la fusillade meurtrière de Fort Hood.

La présente étape d'observations sur la peine sera la dernière chance pour Hasan de redire ce qu'il répète aux jurés depuis quatre ans: le meurtre des soldats américains sur le point d'être déployés en Afghanistan et en Irak était nécessaire pour protéger les insurgés musulmans. L'ancien psychiatre est lui-même un musulman, né aux États-Unis.

Il risque au minimum la prison à perpétuité. Le jury doit être unanime.

S'il était condamné à la peine capitale, il deviendrait le cinquième militaire américain à occuper le «couloir de la mort». Aucun militaire américain n'a été exécuté depuis 1961, et la plupart des condamnés à mort ont vu ensuite leur peine commuée en prison à vie par la cour d'appel, une démarche automatique dans les cas de condamnations à mort.

Le président des États-Unis doit éventuellement approuver toute peine de mort militaire.

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