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Kathy Reichs est de retour avec une nouvelle aventure de Temperance Brennan

26/08/2013 09:58 EDT | Actualisé 26/10/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Il y a loin du Québec à l'Afghanistan, sauf lorsque la réputée anthropologue judiciaire Kathy Reichs use de son imagination pour transporter en un clin d'oeil ses lecteurs de la Belle Province jusqu'en sol afghan dans son plus récent roman policier.

Dans «Bones of the Lost», l'héroïne Temperance Brennan est appelée à enquêter sur le cas d'un jeune soldat de la marine américaine accusé d'avoir abattu des villageois afghans afin de déterminer s'il a été victime d'un coup monté. Tout repose sur la trajectoire empruntée par les balles.

«Je me suis inspirée d'un dossier sur lequel j'ai travaillé il y a quelques années au Québec, celui d'un homme mort d'une balle à la poitrine et dont le décès avait été classé comme un suicide, explique l'écrivaine. La victime, qui avait été retrouvée dans sa voiture en 1969, était enquêteur pour la police. La famille avait toujours pensé qu'il s'agissait d'un meurtre, qu'il avait été abattu par derrière.»

Le corps a été exhumé 30 ans après les faits et Mme Reichs a été chargée d'examiner la dépouille, dont il ne restait plus que les os, pour établir d'où provenait la balle. La thèse du suicide a été maintenue.

L'auteure a cependant décidé de situer cette histoire en Afghanistan après avoir visité le pays dans le cadre d'une tournée organisée par l'United Service Organizations dans le but de divertir et soutenir les soldats déployés là-bas.

Ce n'est pas la première fois que Kathy Reichs s'inspire des nombreux cas qu'elle a croisés durant sa longue carrière en anthropologie judiciaire.

En plus de travailler avec le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du Québec, Mme Reichs a aussi agi comme consultante auprès du bureau du coroner de la Caroline du Nord, témoigné devant le tribunal des Nations unies sur le génocide au Rwanda et aidé à identifier les victimes des attentats du 11-Septembre.

Aujourd'hui, elle partage son temps entre Montréal et l'université de Charlotte, en Caroline du Nord, où elle enseigne l'anthropologie. C'est après avoir obtenu un poste de professeure à temps complet au sein de cet établissement que l'anthropologue, qui avait déjà écrit plusieurs articles et manuels, a décidé de tenter sa chance du côté de la fiction.

«Je me suis dit que ça pourrait être amusant, se rappelle-t-elle en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne depuis Toronto, où elle était de passage récemment pour promouvoir «Bones of the Lost». Je venais de travailler sur le dossier d'un tueur en série à Montréal et j'avais déjà le squelette de l'histoire, si je peux m'exprimer ainsi, alors tout s'est mis en place.

«À cette époque, je crois qu'il n'y avait pas beaucoup de gens qui connaissaient l'anthropologie judiciaire et j'ai donc pensé que ça pourrait être un bon moyen de faire découvrir mon champ d'expertise à un public plus large.»

Publié en 1997, «Déjà Dead» a été un succès et a valu à son auteure le prix Ellis du meilleur premier roman policier.

«Bones of the Lost», qui sort en librairie mardi, est le 16e roman de Kathy Reichs mettant en vedette Temperance Brennan. L'écrivaine a également écrit une série pour jeunes adultes ayant la nièce de Tempe, Tory, comme principale protagoniste. La télésérie «Bones» est aussi basée sur ses livres et c'est elle qui a écrit l'épisode qui sera diffusé le 19 novembre.

Mme Reichs, qui écrit chaque jour, a déjà terminé la moitié de son prochain polar, qui s'intitulera «Bones Never Lies» et se déroulera à Montréal. «Avoir des idées, ce n'est jamais un problème, dit-elle avec un fou rire. C'est trouver le temps de tout faire qui est difficile.»

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