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Greenpeace proteste contre les forages de Shell en Arctique au Grand Prix de Belgique

25/08/2013 03:07 EDT | Actualisé 25/10/2013 05:12 EDT
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Greenpeace militants deploy a banner reading 'ARCTIC OIL? SHELL NO!' during a protest against Shell, one of the main sponsors of the F1 Grand Prix, at the Spa-Francorchamps circuit in Spa on August 25, 2013 during the Belgium Formula One Grand Prix. AFP PHOTO / BELGA / ERIC LALMAND (Photo credit should read ERIC LALMAND/AFP/Getty Images)

Greenpeace a réussi une grosse opération de communication lors du Grand Prix de Belgique de Formule 1, dimanche sur le circuit de Spa-Francorchamps, et déployé des banderoles pour protester contre les projets du pétrolier Shell d'effectuer des forages dans l'Arctique.

Après avoir été interrogés par la police, 15 militants de l'organisation de défense de la nature ont été libérés dimanche en début de soirée, a indiqué à l'AFP une porte-parole de Greenpeace. Aucune charge n'a été retenue contre eux et aucun n'a passé plus de trois heures dans le poste de police installé sur le circuit.

Dans un premier temps, six membres de Greenpeace arrivés sur le toit de la tribune principale du circuit de Spa, en parapente à moteur, ont déployé une banderole de plusieurs mètres de long sur laquelle était écrit: "Arctic Oil: Shell No" (pétrole en Arctique: non à Shell), juste avant le départ de la course, sous les yeux de milliers de spectateurs.

Deux autres activistes de Greenpeace ont ensuite réussi à se faire remarquer lors de la cérémonie du podium, quand une femme est descendue en rappel de la terrasse du "Paddock Club", le lieu de réception des VIPs, pour tenir à bout de bras, juste au dessus du podium, un petit message: "Félicitations, et maintenant aidez-nous à sauver l'Arctique".

"Je ne comprends pas, il y a des gens qui applaudissent et d'autres qui sifflent, c'est troublant", a dit Sebastian Vettel, vainqueur du Grand Prix, avec un grand sourire aux lèvres, alors qu'il était interrogé au même moment par David Coulthard, sur le podium.

Une autre petite banderole carrée, portant un logo associant un ours blanc et le fameux coquillage jaune et rouge du pétrolier, s'est alors déployée sur la rambarde du podium, grâce à une télécommande. Elle avait été installée il y a 15 jours, dans le plus grand secret, a-t-on appris ensuite.

35 activistes, selon Greenpeace

Cette banderole, comme celle de la tribune, a été prise en photo par de nombreux photographes, mais elle n'a pas été diffusée sur les écrans géants du circuit, ou en salle de presse, par les caméras de Formula One Management (FOM), la société de Bernie Ecclestone qui gère les droits de la F1.

Greenpeace souhaitait montrer son opposition aux projets de forage, dans l'Arctique, du pétrolier Shell, partenaire de l'écurie Ferrari de Formule 1 et sponsor-titre de ce GP de Belgique.

Selon un communiqué de Greenpeace, 35 de ses membres ont accédé dimanche au circuit par des moyens divers, notamment les deux du Paddock Club qui ont payé chacun 3400 euros pour leur accès à la terrasse VIP. D'autres visaient le grand panneau publicitaire placé par Shell dans le célèbre raidillon de l'Eau Rouge.

L'une d'elles, Sabine Huyghe, s'est rendue célèbre le mois dernier à Londres quand elle a escaladé le Shard, gratte-ciel le plus haut d'Europe occidentale, pour protester contre les forages de Shell en Arctique.

"Si Shell continue à vouloir forer dans l'Arctique, nous allons tous y perdre. Une marée noire dans l'Arctique serait un désastre menaçant un région d'une beauté à couper le souffle", écrit l'activiste dans le communiqué de son organisation.

"Je suis venue ici car je suis déterminée à faire tout ce qu'il faut pour empêcher Shell de détruire l'Arctique, et car je sais que les fans de F1 s'intéressent à la protection de l'environnement", ajoute Sabine Huyghe dans le même texte, pour expliquer son action.

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