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Coupures budgétaires: les provinces laissées sans ressources en cas de déversement de pétrole

25/08/2013 04:02 EDT | Actualisé 25/10/2013 05:12 EDT
AP
FILE - In this June 15, 2010 file photo, a member of Louisiana Gov. Bobby Jindal's staff wearing a glove reaches into thick oil on the surface of the northern regions of Barataria Bay in Plaquemines Parish, La. The Gulf oil spill settlement trial has started in New Orleans, Monday, Feb. 25, 2013. U.S. District Judge Carl Barbier is scheduled to hear several hours of opening statements Monday by lawyers for the companies, federal and state governments and others who sued over the disaster. Barbier is hearing the case without a jury. The trial is designed to identify the causes of BP's well blowout and assign percentages of fault to the companies. (AP Photo/Gerald Herbert, File)

VANCOUVER - Des fonctionnaires de la Colombie-Britannique ont personnellement averti la province qu'elle manquerait de ressources en cas de déversement de pétrole provenant d'infrastructures actuelles ou futures, et que même un déversement modéré dépasserait sa capacité de réaction.

Des coupes dans le budget fédéral de 2012 ont poussé Environnement Canada à fermer ses bureaux devant réagir aux déversements à Vancouver et dans d'autres villes, et ont centralisé ces activités au Québec.

Cette décision d'Ottawa rendrait plus difficile la capacité de réagir aux déversements, et Transport Canada et la Garde côtière n'ont pas l'expertise environnementale nécessaire pour les gérer, révèlent des documents obtenus par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Les notes ont été rédigées par des fonctionnaires du ministère de l'Environnement dans un dossier préparatoire à l'attention du ministre nommé en juin et par des autorités d'intervention d'urgence, l'an dernier.

Les fonctionnaires du ministère ont notamment émis plusieurs réserves à l'endroit de la ministre Mary Polak, soutenant qu'elle ne disposait pas du personnel et des ressources nécessaires à la prévention, la gestion et la réhabilitation des sites de déversements.

Le projet de pipeline d'Enbridge (TSX:ENB) et l'expansion projetée des infrastructures de Kinder Morgan pourrait augmenter de plus de 1000 voyages par année le transport de pétrole sur la côté du Pacifique.

Le dossier préparatoire estime qu'à un débit de 500 000 barils de pétrole brut par jour, un accident de pipeline d'une durée d'une heure évacuerait 21 000 barils dans la nature de la Colombie-Britannique.

En cas de déversement, le principe pollueur-payeur du gouvernement du Canada stipule que la compagnie responsable doit démarrer les opérations d'intervention et payer pour les dommages et le nettoyage. Les agences gouvernementales (la Garde côtière en cas de déversement marin et l'Office national de l'énergie pour les accidents terrestres) ne gèrent pas physiquement l'incident, mais accompagnent le pollueur.

Le rôle d'Environnement Canada est d'être prêt en tout temps à fournir un avis d'expert scientifique, ce que, selon les documents consultés, il n'est pas en mesure d'offrir.