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Attaque alléguée à l'arme chimique: le régime syrien laissera l'ONU enquêter

25/08/2013 09:49 EDT | Actualisé 25/10/2013 05:12 EDT

DAMAS, Syrie - Le gouvernement syrien accepte de laisser les enquêteurs des Nations unies se rendre sur les lieux de l'attaque alléguée à l'arme chimique survenue plus tôt cette semaine, ont annoncé les médias officiels syriens dimanche.

Selon la télévision publique syrienne, les deux camps tentent de s'entendre sur une date et une heure pour la visite des lieux par les experts de l'ONU.

Le président français a déclaré dimanche qu'un «faisceau d'évidences» laisse penser que des armes chimiques ont été utilisées en Syrie. Dans un communiqué diffusé par son bureau, François Hollande affirme que tout porte à croire que les forces gouvernementales syriennes sont responsables de l'attaque.

Un haut responsable de l'administration Obama a pour sa part affirmé qu'il y avait «très peu de doutes» sur le fait qu'une arme chimique a été utilisée contre les civils en Syrie. Ce responsable a réclamé l'anonymat parce qu'il n'était pas autorisé à s'adresser aux médias.

D'après Médecins sans frontières, 355 personnes présentant des «symptômes neurotoxiques» sont mortes après l'attaque alléguée survenue mercredi dans les banlieues à l'est de Damas. Les militants de l'opposition syrienne rapportent des bilans allant jusqu'à 1300 morts, dont de nombreux enfants.

Le président Barack Obama a rencontré samedi son équipe de sécurité nationale pour étudier les prochaines étapes que les États-Unis pourraient entreprendre face au conflit en Syrie.

D'importants membres du cabinet israélien ont réclamé dimanche une intervention américaine après l'attaque alléguée à l'arme chimique.

Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a déclaré à ses ministres que la situation ne pouvait plus continuer ainsi.

La ministre de la Justice, Tzipi Livni, a affirmé à la radio qu'une réponse américaine à l'attaque alléguée aux armes chimiques en Syrie permettrait de dissuader d'autres attaques du même genre dans l'avenir, mais pourrait aussi avoir des conséquences pour la sécurité d'Israël.

Un commandant de l'armée iranienne a mis Washington en garde contre une intervention dans la guerre en Syrie. Le général Masoud Jazayeri, cité dimanche par l'agence de presse Fars, a déclaré que «franchir cette ligne rouge aurait de graves conséquences pour la Maison-Blanche». L'Iran est l'un des principaux appuis internationaux du régime syrien, avec la Russie.

Les forces navales américaines postées en Méditerranée se sont rapprochées de la Syrie au cours des derniers jours. Des responsables de la Défense ont déclaré à l'Associated Press que la marine avait envoyé un quatrième navire de guerre armé de missiles balistiques dans l'est de la Méditerranée, sans toutefois avoir donné d'ordres immédiats en vue d'une attaque en Syrie.

Les navires de guerre américains peuvent entreprendre toute une série d'actions, notamment lancer des missiles de croisière Tomahawk.

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