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Le rêve inachevé de Martin Luther King

24/08/2013 09:44 EDT | Actualisé 24/10/2013 05:12 EDT

« I have a dream ». Quatre mots qui résonnent encore dans l'imaginaire américain, 50 ans après que Martin Luther King les a prononcés sous le regard tutélaire de la statue de Lincoln, à Washington. Mais son rêve s'est-il réalisé?

Un reportage de Ginette Lamarche

Les indicateurs socio-économiques continuent d'être au rouge, aggravés par la récente crise économique. Par exemple, le chômage au sein de la communauté afro-américaine s'élève à 12,6 %, comparativement à 7,4 % pour l'ensemble de la population. En outre, 27,4 % des foyers afro-américains se trouvent sous le seuil de la pauvreté, contre 9,9 % chez les Blancs. Sans parler de l'analphabétisme ou encore du nombre de personnes emprisonnées.

La ville de Détroit cristallise ces inégalités. Désertée par la population blanche qui s'est réfugiée dans les banlieues, la municipalité montre un visage peu reluisant avec ses quartiers abandonnés et ses maisons placardées.

En tant que travailleur social, Bernard Thompson côtoie quotidiennement la misère. Lui qui avait 14 ans quand il a assisté au discours parmi la foule, en 1963, mesure le chemin parcouru. « C'est devenu moins un problème de race, mais plutôt un problème de classe », estime-t-il.

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Oneita, ancienne journaliste au Detroit News reconvertie en chauffeur de taxi, livre de son côté un regard dur sur cette communauté. Elle l'estime victime de ses propres turpitudes. « Où est la dignité quand tu marches les pantalons à terre en fumant de la marijuana? lance-t-elle. Je crois que King et les activistes de l'époque seraient déçus. »

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Le reportage intégral de Ginette Lamarche : 

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Un rêve américain

« Il est temps de rendre vraie la promesse de la démocratie », a lancé le pasteur aux quelque 250 000 personnes réunies à Washington le 28 août 1963. Puis la célèbre anaphore, « J'ai un rêve ». Revoyez son discours ci-dessous.

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