Des femmes autochtones de Thunder Bay vendues aux États-Unis à bord de navire

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THUNDER BAY
Radio-Canada

Une étude américaine révèle que des femmes autochtones de Thunder Bay sont vendues à bord de navire dans le port de Duluth, aux États-Unis.

L'étudiante à la maîtrise Christine Stark, de l'Université du Minnesota, indique que le port est bien connu des Premières Nations comme étant une plaque tournante du trafic humain. Les résultats de cette étude sont troublants explique l'étudiante.

« J'ai entendu des femmes m'expliquer que des bébés étaient vendus sur les bateaux. Des femmes se prostituent en échange d'alcool, de drogue, d'argent ou d'un endroit pour dormir »— Chrisitne Stark, étudiante à la maîtrise, Université du Minnesota

Cette traite des femmes aurait lieu depuis plusieurs années.

« Le lien entre Thunder Bay et Duluth est très fort. Une femme à qui j'ai parlé m'a expliqué qu'elle était loin d'être la seule à avoir été amenée du Canada aux États-Unis », explique Christine Stark.

Cette nouvelle étude fait écho à un premier rapport, produit en 2007 en collaboration avec la coalition contre la violence sexuelle faite aux femmes autochtones, sur la prostitution au Minnesota. 105 victimes de trafic humain avaient été interrogées dans le cadre de ce premier rapport sur le sujet.

Christine Stark dit vouloir pousser plus loin ces recherches, en interviewant 15 femmes sur ce qui se passe à bord des navires du port de Duluth.

Kezia Picard, de l'Association des femmes autochtones de l'Ontario, indique de son côté être au courant de la situation, et ajoute que le trafic des femmes autochtones se fait également entre les provinces canadiennes.

« On sait qu'il se passe une situation semblable entre Winnipeg et Thunder Bay et entre le sud de l'Ontario et les États-Unis », explique-t-elle.

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