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19/08/2013 04:56 EDT | Actualisé 19/10/2013 05:12 EDT

SNC-Lavalin choisit Hisham Mahmoud comme nouveau cadre supérieur

MONTRÉAL - SNC-Lavalin (TSX:SNC) vient de trouver celui qui occupera son nouveau poste de président du groupe Infrastructures: il s'agit de Hisham Mahmoud, qui supervisera aussi toutes les activités mondiales de ce groupe ainsi que de ses unités connexes, y compris Transport et Opérations et maintenance.

La firme d'ingénierie, qui en a fait l'annonce lundi après-midi, par voie de communiqué, a également indiqué que la nomination de ce dernier entrerait en vigueur au début de 2014.

M. Mahmoud travaille pour la société AMEC depuis 2010, où il a occupé les fonctions de président Environnement et infrastructures, puis président du groupe Régions en croissance. Son mandat visait à accroître la présence de cette firme à travers le monde.

Selon l'entreprise montréalaise, ce dernier compte plus de 23 ans d'expérience dans les domaines de l'ingénierie et de la construction.

Après avoir obtenu son baccalauréat en génie civil de l'université du Qatar, M. Mahmoud a décroché une maîtrise et un doctorat en génie civil de l'université Arizona State. De plus, il est ingénieur agréé dans plusieurs États américains.

Le président et chef de la direction de SNC-Lavalin, Robert Card, s'est dit heureux de pouvoir compter sur quelqu'un avec un bagage aussi étoffé que celui de M. Mahmoud.

«Les infrastructures comptent désormais parmi nos marchés prioritaires en ingénierie et en construction, avec les ressources et l'environnement et l'énergie», a rappelé M. Card, toujours par voie de communiqué.

«Je suis convaincu que le savoir-faire de M. Mahmoud dans le domaine des infrastructures à l'échelle internationale ainsi que son excellente compréhension des enjeux (...) nous seront fort utiles dans le cadre de notre stratégie de croissance», a ajouté M. Card.

L'analyste Maxim Sytchev, de Dundee Securities, a estimé que l'embauche d'un nouveau haut dirigeant de bonne réputation témoignait une fois de plus des efforts de SNC pour stabiliser ses activités en attirant de vieux routiers ayant passé une partie de leur carrière dans les plus importantes firmes mondiales. Selon lui, c'est exactement ce dont a besoin la société montréalaise.

«On dirait (que la profondeur de l'équipe de direction) se fait de plus en plus importante alors nous espérons qu'éventuellement, l'exécution va aussi se mettre à suivre les gros noms», a expliqué M. Sytchev lors d'un entretien.

Selon l'analyste, la «vieille garde» a essentiellement quitté SNC-Lavalin.

«La nouvelle équipe de gestion veut des gens avec qui elle sera confortable pour travailler et, à mon avis, une telle situation est envisageable», a-t-il dit au sujet de ses nouvelles recrues.

SNC-Lavalin dit avoir des bureaux dans tout le Canada et dans plus de 40 autres pays en plus d'exercer ses activités dans une centaine de pays.

En avril dernier, le géant de l'ingénierie, ainsi que plusieurs de ses filiales, a cependant été banni par la Banque mondiale pour une période de 10 ans de tous les appels d'offres liés à des projets qu'elle finance en raison d'allégations de corruption et de malversation à l'étranger.

Cette nomination de M. Mahmoud survient peu après la retraite de Michael Novak, âgé de 59 ans, après 27 ans au sein du géant québécois de l'ingénierie. Le mari de l'ex-ministre de la Justice Kathleen Weil était le plus récent haut dirigeant de l'entreprise à quitter.

Le nom de M. Novak, qui était président de SNC-Lavalin International, ainsi que ceux d'autres cadres de l'entreprise, avaient été nommés dans le cadre d'un recours collectif de 1 milliard $ en lien avec le versement de paiements en échange de contrats en Libye.

Le cours de l'action de SNC-Lavalin a reculé lundi de 1,00 $ à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 40,00 $.

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