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19/08/2013 03:34 EDT | Actualisé 19/10/2013 05:12 EDT

Présumé complot contre Via Rail: les accusés reviendront en cour le 23 septembre

TORONTO - Les deux hommes accusés en lien avec un présumé complot visant à commettre un attentat contre un train de passagers de Via Rail reviendront en cour en septembre pour la prochaine étape des procédures.

Chiheb Esseghaier et Raed Jaser ont comparu par vidéoconférence, lundi, et la date du 23 septembre a été retenue pour le début de la phase précédant l'instruction, lors de laquelle les accusés et la Couronne discutent de l'affaire avec un juge.

Les deux hommes ont été arrêtés en avril dernier et sont sous le coup de plusieurs accusations liées au terrorisme, dans ce que la police affirme être un complot soutenu par Al-Qaïda en Iran pour s'en prendre à un train de Via assurant la liaison entre Toronto et New York.

Au moment des arrestations, les autorités policières avaient affirmé que la population n'avait pas été en danger imminent.

La procureure de la Couronne Sarah Shaikh a déclaré lundi en cour que des disques durs contenant les preuves avaient été fournis à l'avocat de Jaser et à Esseghaier, et que le processus de divulgation de la preuve était désormais «majoritairement complété».

Esseghaier doit assurer lui-même sa défense lors de la phase précédant l'instruction puisqu'il n'a toujours pas d'avocat, car il insiste sur le fait que sa cause doit être jugée en vertu du Coran, et non du Code criminel.

«Je l'ai déjà dit plusieurs fois (...) je veux un jugement basé sur le Coran», a répété lundi Esseghaier par vidéoconférence.

Il a commencé à réitérer son désir qu'un avocat utilise le Coran comme «texte de référence», mais le juge de paix l'a interrompu en déclarant: «Merci, nous en avons terminé».

Jaser est sous le coup de trois accusations, tandis qu'Esseghaier, un étudiant au doctorat effectuant des recherches sur les nanosenseurs au Québec, fait face à cinq accusations, incluant celle de demander à un individu d'agir pour le bénéfice d'un groupe terroriste.

S'ils sont reconnus coupables, ils risquent la prison à vie.

Un troisième homme, Ahmed Abassi, est accusé de terrorisme aux États-Unis, et les procureurs allèguent qu'il a «radicalisé» Esseghaier. Les autorités américaines affirment également que l'homme n'appuyait pas le complot visant Via Rail, et suggérait plutôt un plan consistant à contaminer l'air ou l'eau avec des bactéries, et tuer ainsi jusqu'à 100 000 personnes.

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