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19/08/2013 07:08 EDT | Actualisé 19/10/2013 05:12 EDT

L'avocat de Moubarak compte sur sa libération prochaine

Hosni Moubarak devrait être libéré de prison au cours des prochaines 48 heures, après avoir été blanchi par le parquet égyptien d'accusations de corruption, a annoncé lundi Farid El-Dib, avocat de l'ancien président chassé du pouvoir par la révolution de janvier et février 2011.

L'avocat a précisé que les autorités judiciaires avaient autorisé la libération d'Hosni Moubarak, et que les derniers freins juridiques seraient levés dans la semaine.

« Tout ce qui nous reste, c'est une simple procédure administrative qui devrait prendre moins de 48 heures », a déclaré Farid El-Dib. « Il devrait être libéré d'ici la fin de la semaine. »

Une source proche du parquet n'a pas confirmé cette prochaine libération, mais a déclaré que Moubarak resterait encore deux semaines derrière les barreaux avant que les autorités judiciaires ne prennent une décision définitive sur le dernier dossier ouvert à son encontre.

Âgé de 85 ans, Hosni Moubarak comparaît en appel pour complicité dans le meurtre de centaines d'opposants lors de la révolution du Nil de janvier-février 2011, pour lequel il a été condamné en première instance à une peine de réclusion à vie avec son ministre de l'Intérieur de l'époque. Mais cette procédure ne l'oblige pas à rester en prison. L'ex-président est détenu dans la prison de Tora, en périphérie sud du Caire.

Hosni Moubarak et Habib Adli avaient été condamnés à la prison à vie en juin 2012 pour leur rôle dans la mort de 800 personnes lors des manifestations du début 2011, qui avaient abouti au départ du président après 30 ans de pouvoir.

Le procès en appel s'est rouvert samedi en l'absence des accusés, justifiée par des raisons de sécurité, liées aux violences consécutives à l'assaut des forces de sécurité contre les partisans des Frères musulmans.

Une libération d'Hosni Moubarak pourrait créer de nouvelles tensions en Egypte, où au moins 850 personnes, dont 70 policiers et soldats, ont été tués depuis l'évacuation par la force, il y a cinq jours, des campements des partisans du président déchu Mohamed Morsi.

Reuters

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