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19/08/2013 01:58 EDT | Actualisé 19/10/2013 05:12 EDT

La cour du Zimbabwe se prononcera mardi sur la contestation de l'élection

HARARE, Zimbabwe - Le plus haut tribunal du Zimbabwe doit se prononcer ce mardi sur la bataille judiciaire entourant la victoire du président Robert Mugabe aux dernières élections, bien que l'opposition ait laissé tomber sa contestation devant le refus de l'État de fournir des chiffres.

Lundi, les procureurs de M. Mugabe ont demandé tout de même une audience à la Cour constitutionnelle du Zimbabwe, malgré le retrait de la requête de l'opposition. Le président sortant semble ainsi vouloir obtenir une légitimité auprès de la haute cour. C'est le président Mugabe lui-même, au pouvoir depuis 1980, qui nomme les juges dans ce pays, et ils se sont souvent prononcés en sa faveur au cours des 10 dernières années.

Un des avocats de M. Mugabe a affirmé que le retrait de la contestation des élections était inconstitutionnel. Le chef du parti de l'opposition, Morgan Tsvangirai, craint quant à lui que la procédure judiciaire ne donne de la crédibilité aux élections.

M. Tsvangirai a allégué une fraude électorale à l'échelle du pays mais a retiré la contestation judiciaire vendredi, après que la commission électorale de l'État eut refusé de fournir les listes d'électeurs et le comptage final, des éléments nécessaires pour établir la preuve.

Le parti de M. Mugabe, ZANU-PF, a remporté 158 des 210 sièges disputés. L'opposition de M. Tsvangirai en a obtenu 50, et deux sont revenus à des candidats indépendants.

Des observateurs locaux et des organismes de surveillance africains des élections ont déclaré que le vote s'était fait de manière pacifique, contrairement au précédent scrutin. Les nations occidentales, que le président Mugabe a empêchées d'observer l'élection, ont critiqué les organismes africains d'avoir rapidement endossé les résultats.

Le parti de M. Tsvangirai soutient que jusqu'à un million d'électeurs éligibles n'ont pu voter, et que les listes électorales, qui comportaient des noms de personnes mortes ou qui ont quitté le pays, n'étaient pas à jour.

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