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18/08/2013 04:19 EDT | Actualisé 17/10/2013 05:12 EDT

Une ex-otage raconte son calvaire

L'ex-journaliste albertaine Amanda Lindhout, détenue 15 mois en Somalie en 2008 et 2009, raconte dans un livre comment elle a traversé la torture et les agressions sexuelles durant sa captivité.

Dans son ouvrage intitulé A House in the Sky, l'ancienne otage aujourd'hui âgée de 32 ans explique avoir réussi à surmonter l'épreuve en imaginant une maison dans le ciel, un endroit où elle revoyait ses amis et sa famille.

Elle écrit qu'elle était attachée de façon si serrée qu'elle pouvait à peine respirer. Elle admet aussi avoir pensé au suicide lorsqu'elle a eu l'occasion de s'ouvrir les veines avec une lame de rasoir.

L'auteure raconte que c'est un oiseau qui a volé jusqu'à sa chambre qui l'a empêchée de passer à l'acte.

« J'ai toujours cru aux signes... Et au moment crucial, un signe m'est apparu », écrit-elle.

Amanda Lindhout a été enlevée en août 2008, en même temps que le photographe australien Nigel Brennan. Les deux collègues effectuaient un reportage à Mogadiscio lorsqu'ils ont été pris en otage.

Elle écrit comment sa famille a abandonné l'espoir que le gouvernement du Canada la délivre et comment ses proches se sont joints à la famille de Nigel Brennan pour organiser des recherches.

Les deux familles ont dû payer un total 1,2 million de dollars pour sauver leurs vies. Le gouvernement canadien avait été critiqué pour sa façon d'agir dans ce dossier.

À la libération des deux otages, le ministre des Affaires étrangères de l'époque, Peter Kent, s'était dit soulagé, mais avait réitéré que le gouvernement ne payait pas de rançon pour la libération des otages.

Rémission

Amanda Lindhout a dû passer une semaine dans un hôpital du Kenya avant de pouvoir retourner en Alberta. Sa rémission a aussi nécessité l'intervention de thérapeutes, de psychiatre, de psychologues, de nutritionnistes et de guides de méditation.

La femme, qui vit maintenant à Canmore, affirme qu'elle pense toujours à ses ravisseurs et qu'elle tente de ne pas les haïr.

« Pardonner n'est pas une chose facile à faire. Certains jours, ce n'est qu'un point distant à l'horizon, » écrit-elle. « J'ai hâte d'y arriver. Je marche dans cette direction. Un jour, ce ne sera plus qu'un point distant à l'horizon. »

A House in the Sky est coécrit par Sara Corbett, une collaboratrice du magazine New York Times.

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