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17/08/2013 06:53 EDT | Actualisé 17/10/2013 05:12 EDT

La Nouvelle-Écosse clôt son premier congrès sur l'intimidation

HALIFAX - La Nouvelle-Écosse a clôt samedi son premier congrès sur l'intimidation, auquel ont participé près de 500 personnes de tous horizons, rassemblées pour dénoncer ce problème de plus en plus considéré comme généralisé et complexe.

C'est l'opinion de Kathleen Richard, la première coordonnatrice anti-intimidation de la Nouvelle-Écosse, qui croit que c'est un problème de société présent bien au-delà des murs des écoles.

Le congrès survient peu après une nouvelle montée de l'attention médiatique autour du cas de Rehtaeh Parsons, une adolescente qui s'est suicidée après être devenue, selon sa famille, la cible de railleries sur internet parce qu'une photo d'elle lors d'une supposée agression sexuelle circulait sur les médias sociaux.

Mme Richard était l'une des organisatrices du congrès, intitulé «Speak Up!», qui rassemblait des parents, des jeunes, des enseignants, des représentants du gouvernement et d'organismes communautaires. Ils étaient venus assister, notamment, à des ateliers sur l'origine de l'intimidation et de la cyberintimidation et sur le rôle des parents à l'ère numérique.

L'événement a aussi permis au gouvernement de la Nouvelle-Écosse d'annoncer de nouvelles ressources destinées aux parents aux prises avec ces problèmes et aux adolescents faisant face à la violence sexuelle.

La province mettra aussi en ligne, en septembre, une plateforme de dénonciation anonyme de cas d'intimidation dans les écoles. Les informations déposées sur le site seront ensuite acheminées aux directeurs des écoles concernées.

À la suite de la mort tragique de Rehtaeh Parsons à l'âge de 17 ans, la Nouvelle-Écosse a approuvé une loi sur la cybersécurité, qui permet à une personne de poursuivre ou de réclamer une ordonnance de protection de la cour si elle ou son enfant est victime d'intimidation ou de cyberintimidation.

La loi a également mené à la création d'une unité d'enquête consacrée à poursuivre et punir les cyberintimidateurs. Le gouvernement néo-écossais s'attend à ce que l'équipe entre en fonction dès cet automne.

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