POLITIQUE

L'ancienne ministre Sheila Copps mêlée malgré elle à la crise au Cambodge

16/08/2013 08:26 EDT | Actualisé 16/10/2013 05:12 EDT
AP

L'ancienne ministre fédérale Sheila Copps se retrouve mêlée à la crise politique au Cambodge, à la suite des élections du mois dernier dont les résultats sont hautement contestés.

L'ex-députée libérale a été observatrice des élections pour une organisation qui compte parmi ses dirigeants le premier ministre du Cambodge, Hun Sen, à la tête du pays depuis 28 ans.

Le groupe, Centrist Asia Pacific Democrats International (CAPDI), s'est prononcé officiellement sur les élections le 28 juillet, affirmant qu'elles avaient été «libres, justes et transparentes» et appelant tous les partis politiques à en accepter les résultats.

Or, l'opposition cambodgienne a contesté sa mince défaite et a demandé à ce qu'un comité indépendant enquête sur des allégations de fraude généralisée par le parti au pouvoir, le Parti du peuple cambodgien.

L'opposition cambodgienne a écrit au gouvernement canadien, jeudi, lui demandant de clarifier la position du Canada sur les élections, affirmant que le Parti du peuple cambodgien profite de l'appui de Mme Copps pour faire de la propagande.

Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a répondu que le Canada a suivi de près les événements récents au Cambodge, mais que l'équipe d'observateurs n'était pas commanditée par le gouvernement canadien, ni affiliée à lui.

Mme Copps a défendu sa décision d'agir à titre d'observatrice électorale, affirmant que le CAPDI compte dans ses rangs des membres de la société civile, ainsi que d'anciennes personnalités politiques de plus de 20 pays.

«Nous avons été invités par le comité des élections du Cambodge à observer les pratiques le jour de l'élection», a écrit Mme Copps dans un courriel à La Presse Canadienne. «C'est une pratique courante dans la surveillance d'élections de recruter des gens d'autres pays qui ont l'expérience des élections.»

En tant que citoyenne, Sheila Copps a le droit de dire ce qu'elle veut, souligne Sorpong Peou, professeur en sciences politiques à l'université Ryerson qui observe la politique cambodgienne depuis 20 ans.

«Mais en réalité, la position du CAPDI est très politique à mon avis, parce qu'elle est utilisée pour justifier les résultats d'élections qui sont toujours contestées.»

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