NOUVELLES
15/08/2013 12:33 EDT | Actualisé 15/10/2013 05:12 EDT

Attentat près de Beyrouth: le Hezbollah blâme les extrémistes sunnites

BEYROUTH - Le chef du Hezbollah a blâmé vendredi les extrémistes sunnites pour l'attentat à la voiture piégée qui a tué 22 personnes la veille dans un bastion du mouvement chiite au sud de Beyrouth, alimentant les peurs d'un conflit religieux au Liban qui découlerait de la guerre en Syrie.

Dans un discours adressé vendredi à ses partisans, le cheikh Hassan Nasrallah a affirmé être prêt à doubler son nombre de combattants en Syrie si l'attentat s'avérait être un acte de représailles pour l'intervention du Hezbollah contre les rebelles syriens.

Selon le cheikh Nasrallah, les enquêtes préliminaires révèlent que des groupes Takfiri, des sunnites radicaux, seraient vraisemblablement derrière l'attentat près de Beyrouth, ainsi que d'autres attaques récentes.

Il a déclaré que si la lutte contre ces Takfiris l'exigeait, il se rendrait lui-même avec tous les militants du Hezbollah en Syrie.

Le chef du mouvement chiite, qui apparaît rarement en public depuis le début du conflit entre le Hezbollah et Israël en 2006, a prononcé son discours dans un endroit gardé secret. Le discours, qui visait à souligner l'anniversaire de ce conflit, a été retransmis par satellite aux stations de télévision et à une foule de plusieurs milliers de personnes rassemblées dans un village du sud du Liban.

Quelques heures plus tôt, des militants du Hezbollah ont tiré des coups de feu dans les airs lors de funérailles tenues pour les victimes de l'attentat le plus sanglant commis dans ce bastion du sud de Beyrouth depuis 1985. Quelques 300 personnes ont été blessées dans l'attaque.

Les enquêteurs tentent maintenant de déterminer si l'attentat a été commis par un kamikaze. Ils procèdent notamment à une analyse génétique des fragments humains retrouvés près du lieu de l'explosion.

L'attentat s'est produit sur une rue commerciale et résidentielle du quartier de Rweiss, à forte majorité chiite. Plus d'une dizaine de voitures ont été dispersées sur la rue au milieu des bâtiments endommagés, empêchant les commerçants et les résidents d'entrer.

Il s'agit de la deuxième explosion à survenir dans les banlieues au sud de la capitale libanaise en un mois.

PLUS:pc