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15/08/2013 05:58 EDT | Actualisé 15/10/2013 05:12 EDT

Le ministre Baird appelle à la protection des institutions religieuses en Égypte

OTTAWA - Le ministre canadien des Affaires étrangères s'inquiète des attaques menées contre des institutions religieuses en Égypte, alors que les affrontements meurtriers se poursuivent dans le pays.

Mais jusqu'à maintenant, le Canada n'a pas imposé de sanctions contre le gouvernement intérimaire égyptien en réaction aux actions violentes de l'armée contre les partisans du président destitué Mohammed Morsi, expulsé du pouvoir par les militaires le 3 juillet.

Le ministère des Affaires étrangères a cependant indiqué jeudi, sur son site Internet, que l'ambassade du Canada au Caire serait fermée jusqu'à nouvel ordre. Le ministère recommande aux Canadiens de ne pas se rendre en Égypte, à l'exception des stations balnéaires de la mer Rouge.

Dans un communiqué publié jeudi, le ministre John Baird et l'ambassadeur de la liberté de religion du Canada, Andrew Bennett, qualifient de «déraisonnables» les attaques contre les églises chrétiennes en Égypte. Ils affirment que les autorités égyptiennes devraient protéger les fidèles.

L'ambassadeur de l'Égypte au Canada, Wael Ahmed Kamal Aboul-Magd, n'était pas disponible jeudi pour réagir au communiqué du ministre Baird. Son adjoint a précisé qu'il ne serait pas de retour à l'ambassade avant le week-end.

Une note a tout de même été publiée par l'ambassade sur son site Web, dans laquelle le ministère égyptien des Affaires étrangères exprime sa douleur face aux pertes humaines au Caire, condamnant du même souffle les nombreux pays à avoir tenu des propos ayant porté atteinte à la souveraineté de l'Égypte.

La répression de l'armée contre les partisans des Frères musulmans a fait plus de 600 morts et près de 4000 blessés depuis mercredi.

Dans la foulée de ces violences, Washington a annoncé jeudi l'annulation d'un exercice militaire conjoint avec l'Égypte, qui était prévu le mois prochain. Le président américain, Barack Obama, a également déclaré que les États-Unis condamnaient «fermement» la répression.

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