Tenir tête : Gabriel Nadeau-Dubois présente son premier livre

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Gabriel Nadeau-Dubois, l’un des leaders du mouvement de contestation étudiante qui a donné lieu au Printemps érable, l’an dernier, s’apprête à lancer son premier livre. Intitulé Tenir tête, le bouquin de plus de 200 pages, publié chez Lux éditeur, dépeindra la vision de l’ex-porte-parole de la CLASSE devant le tollé qui a alors secoué la province.

« C’est une réflexion que j’espère en profondeur, et qui prend la grève de 2012 comme point de départ, a expliqué Gabriel. Mon objectif, c’était de réfléchir à ce que cet événement nous a dit sur le Québec d’aujourd’hui, sur notre espace public, sur notre démocratie, sur la question nationale… Toutes sortes d’enjeux qui ont été plus ou moins abordés pendant la grève, parce qu’on était distraits par les grandes manifestations et les affrontements dans les rues. Ce n’est pas une interprétation officielle de la grève, ni du mouvement étudiant, mais plutôt une vision personnelle. Et, en même temps, ce n’est pas uniquement mon point de vue; je ne voulais pas écrire une commémoration et parler de la grève comme un objet de musée. Je voulais faire un livre tourné vers l’avenir. »

Tenir tête arrivera sur les tablettes le 10 octobre. Et déjà, Gabriel Nadeau-Dubois a repris la plume pour accoucher d’un autre ouvrage, qui portera celui-là sur la gratuité scolaire, et qui sera chapeauté par les Éditions Écosociété.

« Je peux seulement dire que ce livre sera très différent du premier », a laissé miroiter l’auteur, sourire énigmatique aux lèvres.

À Ici Radio-Canada Première

Outre l’écriture, une autre forme de communication occupera Gabriel cet automne. Deux matins par semaine, le garçon se joindra aux troupes de Marie-France Bazzo à la nouvelle émission C’est pas trop tôt, à Ici Radio-Canada Première (la Première Chaîne de Radio-Canada), dans un segment baptisé « Pas trop tôt pour débattre ». Il donnera la réplique à Lise Ravary, qui l’a écorché à quelques reprises dans ses chroniques au Journal de Montréal et avec qui il s’est souvent adonné à des joutes de mots. A-t-on ici affaire à un duo improbable?

« En effet, a acquiescé Gabriel. L’équipe de Marie-France Bazzo et la réalisatrice, Marie-Claude Beaucage, m’ont approché pendant l’été, en disant qu’ils souhaitaient instaurer une nouvelle formule de débats, la plus hétéroclite possible. Et je pense qu’ils ont trouvé un bon tandem pour ça! Mon objectif, c’est d’avoir des débats de fond, d’idées, et pas seulement des chocs d’egos. On aura le temps de discuter pour vrai, puisqu’on disposera de 10 minutes par sujet. »

Les thèmes abordés par les deux panélistes seront dictés par l’actualité et s’inscriront dans les grands courants de la société.

« Lise et moi, on va décider la veille de ce dont on va parler. On fixera les sujets ensemble, mais on ne partagera pas nos positions à l’avance. On connaîtra nos opinions respectives le matin, en direct. Et ça ne m’étonnerait pas qu’on soit d’accord à l’occasion. J’ai beaucoup de respect pour Lise; c’est quelqu’un qui a fait beaucoup dans sa vie, et je la respecte comme je respecte toujours mes adversaires politiques dans les débats. Je pense qu’on a besoin, au Québec, de discuter des enjeux importants. »

Cette nouvelle activité ne marque toutefois pas le début d’une carrière dans les médias pour Gabriel Nadeau-Dubois, qui poursuit actuellement ses études en philosophie à temps plein à l’Université de Montréal. Le jeune adulte de 23 ans affirme ne pas avoir envie de se tracer un chemin derrière le micro ou devant la caméra.

« J’ai eu plusieurs offres depuis ma démission du mouvement étudiant, et je les ai toutes refusées, pour différentes raisons, a-t-il souligné. C’est la première proposition que j’accepte, parce que c’est une tribune publique et de qualité, où on pourra avoir des débats de fond, et parce que c’est Marie-France Bazzo qui est à la barre. »

« Cet engagement avec Radio-Canada sera une partie de ma vie, mais je ne veux pas que ça devienne ma vie au complet. Ce n’est pas mon intention de faire carrière dans les communications. Ma vraie vie, c’est celui d’un étudiant en philosophie à l’Université de Montréal. J’entrerai d’ailleurs à la maîtrise l’hiver prochain », a conclu celui qu’on surnomme GND.

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