Milos Raonic a atteint le troisième tour de l'Omnium Western & Southern en battant le Serbe Janko Tipsarevic 6-4 et 7-6 (4), mercredi.

L'Ontarien Raonic, 12e tête de série, est devenu le premier Canadien au top 10 en se rendant en finale à la Coupe Rogers, où il a perdu contre Rafael Nadal.

"J'ai mieux joué que mardi, a dit Raonic au lendemain d'un gain un peu ardu contre Jack Sock. Je jouais mieux en fond de terrain et je me suis donné plus de chances."

Son prochain rival sera John Isner, qui a remporté leur seul affrontement l'an dernier, en quarts de finale à Toronto. L'Américain est classé 22e au monde.

"Ce sera dur contre Isner...ça va se jouer sur quelques points seulement, a confié Raonic. Je vais devoir bien servir et maintenir la pression. Je vais devoir profiter de mes chances, tout en étant aussi discipliné que possible."

Chez les dames, Eugenie Bouchard de Westmount a donné une certaine frousse

à la favorite Serena Williams, qui a tout de même prévalu 4-6, 6-2 et 6-2.

Le Britanno-Colombien Vasek Pospisil a de son côté bousillé quatre balles de match avant de s'incliner devant le qualifié belge David Goffin. La 80e raquette mondiale a inscrit une victoire de 7-5, 1-6, 7-6 (6) aux dépens de Pospisil, 40e joueur au monde.

La prédiction de Pospisil, à l'effet que Goffin lui donnerait des ennuis, s'est avérée juste, malgré ses 13 as et les neuf doubles fautes de son adversaire.

Après avoir cédé un bris tardif dans la première manche pour permettre à Goffin de l'emporter, Pospisil est revenu en force pour balayer le deuxième set.

La manche ultime été par contre chaudement disputée et Pospisil a été en mesure d'inscrire un bris important pour se hisser à 6-5. Goffin a toutefois sauvé une première balle de match sur le service du Canadien de 23 ans, avant de finalement reprendre le bris sur un coup droit trop long de ce dernier.

Au bris, Pospisil a profité de trois balles de match supplémentaires, mais il n'a pas été en mesure de mettre fin à la rencontre. Goffin a saisi cette opportunité et a converti sa seule balle de match pour triompher après près de deux heures et demie de jeu.

Le favori Novak Djokovic a défait l'Argentin Juan Monaco 7-5 et 6-2, tandis qu'Andy Murray, deuxième tête de série, a prévalu 6-2 et 6-3 contre Mikhail Youzhny.

Murray, qui a battu Djokovic en finale à Wimbledon, en juillet, n'a eu besoin que de 69 minutes pour remporter une quatrième victoire en autant d'affrontements contre Youzhny, 25e raquette mondiale.

Murray a été éliminé au troisième tour à Montréal à son premier tournoi depuis qu'il est devenu le premier premier Britannique depuis Fred Perry, en 1936, à triompher sur le gazon anglais.

L'Allemand Tommy Haas a battu l'Espagnol Marcel Granollers 6-4 et 6-1, ce qui lui vaudra un match contre le Suisse Roger Federer, quintuple champion du tournoi.

Du côté féminin la sixième tête de série Sara Errani a dû trimer dur contre la qualifée slovène Polona Hercog, la battant 6-4, 5-7 et 6-4.

Elena Vesnina, Angelique Kerber, Caroline Wozniacki et Magdalena Rybarikova ont été parmi les autres gagnantes de la journée.

Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.


Loading Slideshow...
  • Eugénie Bouchard

    <em>Canada, 19 ans</em> Eugénie Bouchard a déjà gagné le cœur des Québécois. Elle s’apprête maintenant à conquérir le reste de la planète tennis. Quand la Westmountoise a battu l’ex-numéro un mondiale Ana Ivanovic, au deuxième tour de Wimbledon cette année, Martina Navratilova a prédit que «Genie» allait un jour remporter un titre Grand Chelem. Cette victoire était certainement l’un des plus grands faits d’armes de la jeune carrière de Bouchard, avec son titre junior remporté sur le gazon anglais, en 2012.

  • Sloane Stevens

    <em>États-Unis, 20 ans</em> Quand Serena aura quitté la compétition, les Américains fonderont leurs espoirs sur Sloane Stevens. À 20 ans, celle qui trône au sommet de toutes les listes des vedettes montantes de la WTA a déjà réalisé ce que plusieurs joueuses expérimentées n’ont jamais accompli : atteindre le troisième tour de tous les tournois du grand chelem, incluant les demis en Australie et les quarts à Wimbledon cette année.

  • Bernard Tomic

    <em>Australie, 20 ans</em> Même s’il n’a que 20 ans, les espoirs de voir Bernard Tomic devenir l’un des meilleurs joueurs du circuit sont grands. À 18 ans, il atteignait les quarts de finale à Wimbledon. Mais depuis, ce sont plutôt ses frasques – et celles de son père banni de plusieurs tournois – à l’extérieur des courts qui ont défrayé les manchettes.

  • Monica Puig

    <em>Puerto Rico, 18 ans</em> Jamais une joueuse portoricaine n’avait attisé autant les espoirs. Au début de l’année, la jeune Monica Puig était inconnue et elle perce aujourd’hui le top 50. Elle a atteint le troisième tour à Roland Garros (en battant au passage Nadia Petrova, alors 11e raquette mondiale) et le quatrième tour à Wimbledon (défaisant au premier tour la cinquième favorite, Sara Errani).

  • Laura Robson

    <em>Royaume-Uni, 19 ans</em> À 14 ans seulement, Laura Robson remportait le titre junior, chez elle, à Wimbledon. Elle était la plus jeune joueuse du tableau et n’était pas tête de série. Cinq ans plus tard, la meilleure amie d’Eugénie Bouchard sur le circuit a fait du chemin. Elle a atteint le quatrième tour à Wimbledon, cette année, et au US Open, l’an dernier, en plus de décrocher l’argent en double mixte avec Andy Murray aux Jeux de Londres, en 2012. Rarement les Britanniques ont eu un espoir aussi reluisant chez les dames.

  • Milos Raonic

    <em>Canada, 22 ans</em> Le service de Milos Raonic fait frémir n’importe quel joueur sur le circuit. Mais le Canadien possède d’autres armes, sans quoi il n’aurait pas atteint le 13e rang mondial en plus de remporter quatre tournois. Il est le joueur canadien le mieux classé de l’histoire moderne et, même s’il a connu un été en dents de scie, il demeure parmi les joueurs les plus prometteurs de l’ATP.

  • Garbine Muguruza

    Espagne, 19 ans L’Espagnole s’est fait un nom cette année, si bien que les grandes joueuses n’aiment pas l’affronter dans les premiers tours des tournois. Elle a d’ailleurs poussé à la limite Venus Williams et Sara Errani, en plus de battre l’ex-numéro un Caroline Wozniacki.

  • Jerzy Janowicz

    <em>Pologne, 22 ans</em> Jerzy Janowicz est capable de rivaliser avec n’importe quel joueur. Grâce a des performances éclatantes, il a percé, dernièrement, le top 20 mondial. En juin, à Wimbledon, il est devenu le premier Polonais à atteindre les demi-finales d’un tournoi du Grand Chelem. L’an dernier, au Masters de Paris, il s’était fait remarquer quand, en tant que qualifié, il s’était rendu en finale après avoir battu cinq joueurs du top 20 (Kohlschreiber, Cilic, Murray, Tipsarevic et Simon).

  • Donna Vekic

    <em>Croatie, 17 ans</em> Elle est déjà loin l’époque où une Martina Hingis remportait un Grand Chelem à 15 ans. Aujourd’hui, le jeu où la puissance est de mise fait que les joueuses se développent plus tardivement. À preuve, Donna Vecik est la seule mineure dans le top 100. Mais déjà, la Croate impressionne. À sa première apparition dans le tableau principal d’un tournoi de la WTA, l’an dernier en Ouzbékistan, elle se rendait en finale et elle a accumulé les bons résultats cette année.

  • Madison Keys

    <em>États-Unis, 18 ans</em> En 2009, l’Américaine Madison Keys a remporté son premier match sur le circuit de la WTA. À 14 ans et 48 jours, elle devenait l’une des plus jeunes joueuses à y parvenir. Depuis, elle a battu la Chinoise Li Na et l’Allemande Angelique Kerber, mais est toujours à la recherche d’un premier titre. À 18 ans, elle a encore bien le temps d’y parvenir et les observateurs s’entendent pour dire que son service la mènera loin.

  • Nick Kyrgios

    <em>Australie, 18 ans</em> L’Australie a cruellement besoin d’un champion. Depuis Lleyton Hewitt, qui a dominé le circuit au début des années 2000, c’est le calme plat au pays des kangourous. Beaucoup d’espoirs sont fondés sur le très jeune Nick Kyrgios. Modeste 214e mondial, il gravira sans doute les échelons rapidement. Invité à Roland Garros cette année, il a remporté son match de premier tour contre Radek Stepanek avant de perdre contre le 11e favori, Marin Cilic.

  • Yulia Putintseva

    <em>Kazakhstan, 18 ans</em> Yulia Putintseva a du caractère. Beaucoup de caractère. C’est sans doute sa détermination qui lui ont permis de battre Christina McHale et Laura Robson cette année et qui fait qu’elle appartient maintenant au top 100 mondial. Les performances de la Russe, qui représente aujourd’hui le Kazakhstan, ont même retenu l’attention de l’ex-numéro un Martina Hingis.

  • Federico Delbonis

    <em>Argentine, 22 ans</em> Le nom de Federico Delbonis n’avait pas vraiment résonné avant la mi-juillet, où il a atteint la finale sur la terre battue de Hambourg, en Allemagne. Pour s’y rendre, le qualifié avait battu au passage Tommy Robredo, Fernando Verdasco et… Roger Federer. Il a alors fait un bon de géant au classement, atteignant la 65e place.

  • Kristina Mladenovic

    <em>France, 20 ans</em> Les Français auraient-ils trouvé une future vedette en Kristina Mladonevic? Troisième raquette du pays après Marion Bartoli et Alizé Cornet, la blonde a déjà un titre de simple en poche. Aussi spécialiste du double, elle a remporté cette année le double mixte, à Wimbledon, avec le Canadien Daniel Nestor, devenant seulement la deuxième joueuse née dans les années 1990 à remporté un titre du Grand Chelem après Petra Kvitova.

  • Grigor Dimitrov

    <em>Bulgarie, 22 ans</em> Quand on surnomme un joueur le «petit Federer», les attentes sont grandes. Si le Bulgare a dominé lors de son passage chez les juniors, il n’a pas encore éclos chez les professionnels, n’ayant pas dépassé le 3e tour en tournois du Grand Chelem, malgré un talent brut indéniable. Aujourd’hui, Dimitrov a échangé son surnom «petit Federer» pour «Monsieur Sharapova», depuis qu’il fréquente la meilleure raquette russe.