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13/08/2013 12:29 EDT | Actualisé 12/10/2013 05:12 EDT

Six nouveaux lobbyistes pour SNC-Lavalin

Pour une deuxième fois en un peu plus d'un mois, des représentants de SNC-Lavalin (TSX:SNC) se sont inscrits au Registre des lobbyistes du Québec, ce qui fait passer à 16 le nombre de lobbyistes inscrits pour le compte de la firme d'ingénierie.

Dans un avis de modification publié ce lundi, il est indiqué que l'objectif de ces six nouveaux lobbyistes est d'obtenir des contrats « autrement que dans le cadre d'un appel d'offres public, d'une subvention ou d'un autre avantage pécuniaire, ou l'attribution d'une autre forme de prestation déterminée par règlement du gouvernement. »

SNC-Lavalin vise ainsi trois nouveaux mandats, soit « dans le domaine de l'ingénierie des sols et matériaux pour des projets de construction et de réfection des ouvrages hydroélectriques », en « ingénierie général pour la conception et la construction d'un nouveau projet de parc industriel ferroviaire », ainsi que pour des services généraux d'expertise environnementale pour bâtiments quant à l'amiante.

Les représentants de la firme d'ingénieurs ont ainsi rencontré, appelé ou transmis des communications écrites chez Hydro-Québec, à la Ville d'Alma, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ainsi que dans 13 municipalités situées en Abitibi-Témiscamingue.

L'inscription couvre une période d'un an, entamée le 15 juillet.

Plusieurs dirigeants de SNC-Lavalin, dont le chef de la direction, Robert Card, le vice-président des infrastructures et de la construction, Charles Chelb, et Micheal Novak, mari de l'ex-ministre québécoise de la justice Kathleen Weil, figurent déjà dans le registre des lobbyistes de la province.

D'après une déclaration déposée le 26 juin, M. Card et neuf autres représentants de diverses filiales de l'entreprise basée à Montréal s'étaient inscrits. Leur mandat principal visait à sensibiliser le gouvernement ainsi que les agences provinciales à l'importance des firmes d'ingénieures au Québec et à l'impact négatif de la nouvelle loi anticorruption.

La plus grande firme d'ingénieurs du Canada disait vouloir convaincre les décideurs de l'importance « de permettre à des entreprises comme SNC-Lavalin de participer aux grands projets structurants au Québec, afin de favoriser dans ses orientations le maintien d'une expertise en ingénierie-construction basée au Québec et la faire rayonner sur les marchés mondiaux. »

Le bureau de la première ministre du Québec et 13 agences, dont Hydro-Québec, l'Agence métropolitaine de transport et la Caisse de dépôt et placement du Québec étaient visés par les lobbyistes inscrits.

La Presse Canadienne

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