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13/08/2013 10:30 EDT | Actualisé 13/10/2013 05:12 EDT

La lumière au bout du tunnel expliquée?

Une recrudescence d'activité cérébrale quand la circulation sanguine cesse dans le cerveau expliquerait les impressions, comme celle d'une lumière intense, vécues par des personnes ayant été en arrêt cardiaque, affirment des neurologues américains.

Les présents travaux de la Pre Jimo Borjigin et de ses collègues de l'Université du Michigan ont été réalisés sur des rats. Ces travaux sont les premiers à analyser les effets neurophysiologiques d'un cerveau mourant.

Dans cette étude, les chercheurs ont analysé l'électroencéphalogramme qui enregistre les activités électriques du cerveau de neuf rats anesthésiés subissant un arrêt cardiaque.

Dans les 30 secondes suivant l'arrêt, tous les rats ont connu une augmentation de leur activité cérébrale, qui s'est avérée très organisée et qui correspondait à un état d'éveil élevé.

En outre, ces neurologues ont constaté le même phénomène chez des rats qui s'asphyxiaient.

L'un des participants à la recherche, le Pr George Mashour, professeur d'anesthésiologie, s'est dit surpris des hauts niveaux d'activité du cerveau mourant.

Cette expérience montre, selon ses auteurs, qu'une réduction d'oxygène et de glucose lors d'un arrêt cardiaque stimule l'activité cérébrale caractéristique d'un état conscient.

Les conclusions de l'équipe de recherche ne font pas l'unanimité. Certains chercheurs n'ayant pas participé à ces travaux se montrent sceptiques quant à la validité de l'interprétation du phénomène observé. « Il est tentant d'établir une relation entre le regain d'activité des neurones et l'état de conscience, mais on se heurte à deux problèmes », explique Chris Chambler de l'Université de Cardiff. 

Cette idée est partagée par le Dr Sam Parnia de l'Université de Southampton, qui affirme que des électroencéphalogrammes menés sur des humains en arrêt cardiaque donneraient les mêmes résultats que chez les rongeurs « est extrêmement hypothétique et ne s'appuie sur aucune indication tangible. »

Le détail de ces travaux est publié dans la revue PNAS.

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