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12/08/2013 12:44 EDT | Actualisé 12/10/2013 05:12 EDT

Argentine: les résultats sont décevants pour le parti de Kirchner aux primaires

BUENOS AIRES, Argentine - Si les résultats décevants des primaires de dimanche en Argentine devaient être garants des élections de mi-mandat en octobre, la présidente Cristina Fernandez de Kirchner pourrait bien perdre le contrôle du Congrès au cours des deux dernières années de son mandat.

Les maigres 26 pour cent des suffrages recueillis mettent également un terme à tout espoir de modifier la constitution pour prolonger la durée des mandats présidentiels, ce qui aurait permis à Mme Kirchner de se maintenir au pouvoir au-delà de 2015, a souligné l'un de ses plus importants alliés, lundi.

Elle n'a toutefois montré aucun signe de volonté de changement dans la direction de son gouvernement, affirmant lors d'un discours post-électoral qu'elle garderait le cap et poursuivrait les «transformations» puisque c'était là son devoir. La présidente, qui a pressé ses partisans de redoubler d'efforts, a aussi tenu à prévenir les électeurs contre la tentation de se tourner vers d'autres partis et leur a rappelé «tout ce que le parti» avait accompli au cours des dix dernières années.

Le parti dirigé par Mme Fernandez, le Front pour la victoire, a ainsi mordu la poussière au premier test de son second mandat, alors que la formation avait remporté 54 pour cent des bulletins de vote à sa ré-élection, il y a près de deux ans, et a reculé de cinq points par rapport à la performance du parti lors des dernières élections de mi-mandat.

La formation, qui est la seule à disposer d'une organisation à l'échelle nationale, a du mal à maintenir sa cote de popularité dans toutes les grandes villes argentines, dont la capitale et les environs de Buenos Aires, qui représentaient habituellement un château fort de Mme Kirchner.

La présidente a perdu des appuis à la suite d'une série de scandales de corruption, entre autres, sans compter le mécontentement de la population face à l'inflation, la détérioration des services publics et l'affaiblissement des institutions face à ce que plusieurs considèrent comme un pouvoir présidentiel trop autoritaire.

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