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10/08/2013 05:08 EDT | Actualisé 11/10/2013 05:12 EDT

La dépendance au cellulaire, au même titre que l'alcoolisme ou le jeu compulsif

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Two students looking at smartphone

MONTRÉAL - Souffrez-vous de «nomophobie»?

C'est le terme désormais admis pour désigner les gens qui sont incapables de renoncer, ne serait-ce que momentanément, à leur cellulaire.

Le professeur américain James A. Roberts, de l'Université Baylor, au Texas, s'intéresse de près au phénomène. Il a même publié une étude consacrée au sujet dans le «Journal of Behavioral Addictions».

Cet expert pense qu'il est étonnamment facile de tomber dans une dépendance au téléphone intelligent puisque ses fonctions se multiplient à la vitesse de l'éclair. Il est donc devenu tentant pour l'utilisateur avide de rechercher des options potentiellement utiles pour chacun des pans de son existence.

En outre, selon le Dr Roberts, l'époque où le portable n'était qu'un vulgaire objet de consommation est révolue. Il se veut désormais le reflet du statut social de son propriétaire.

Dans un pareil contexte, Brigitte Vincent, qui oeuvre au sein du Centre de réadaptation en dépendance de Montréal–Institut universitaire, ne s'étonne guère d'observer des symptômes troublants chez des gens particulièrement attachés à leur cellulaire.

Elle soutient que certains d'entre eux présentent des symptômes qui s'apparentent à ceux des alcooliques ou encore des joueurs compulsifs c'est-à-dire que lorsqu'ils sont privés de leur cellulaire, ils ressentent un sentiment de vide et d'anxiété.

Mme Vincent note que le recours au portable est «toxique» lorsqu'on ne peut littéralement plus s'en passer et que son utilisation devient une entrave à l'accomplissement de nos responsabilités quotidiennes.

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