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11/08/2013 09:51 EDT | Actualisé 11/10/2013 05:12 EDT

Mali: les résultats de la présidentielle seront connus d'ici vendredi

BAMAKO, Mali - De Tombouctou aux camps de réfugiés des pays avoisinants en passant par la capitale, les électeurs maliens se sont rendus aux urnes, dimanche, pour choisir leur prochain président, après un an et demi d'hostilités.

Le futur président devra non seulement remettre sur les rails une économie plombée mais aussi résoudre la crise qui a agité le nord du pays, alors que la région s'est retrouvée sous le contrôle de militants liés à al-Qaïda pendant près d'un an, en 2012.

Les électeurs qui ont enregistré leur bulletin de vote dimanche ont par ailleurs été nombreux à affirmer vouloir un leader qui serait en mesure de ramener la paix au pays. Les résultats du scrutin devraient être dévoilés d'ici vendredi.

Les bureaux de vote ont commencé à fermer leurs portes vers 18 heures, heure locale, bien que certains aient été maintenus ouverts en soirée à Bamako, en raison des fortes pluies qui s'étaient abattues sur la ville plus tôt dans la journée de dimanche.

La course présidentielle — opposant l'ancien premier ministre Ibrahim Boubacar Keita, surnommé IBK, à l'ex-ministre des Finances Soumaïla Cissé —, devrait permettre de débloquer une aide internationale de 4,0 milliards $ pour la remise sur pied du Mali. Or, ces fonds ne seront transférés que si un gouvernement démocratiquement élu est mis en place.

M. Keita, meneur de la course, a fait campagne en promettant aux Maliens de rétablir l'honneur de leur pays, après l'intervention, en janvier, de l'armée française pour repousser les insurgés djihadistes dans le désert. L'opération militaire de la France avait ouvert la voie aux troupes maliennes pour reprendre le contrôle des villes perdues au lendemain de la rébellion des Touaregs, en 2012.

Il s'est notamment assuré le soutien d'électeurs à Gao, dans le nord du pays, où des insurgés combattaient toujours les forces maliennes au coeur de la ville et des attentats à la bombe étaient encore rapportés il y a à peine six mois.

L'ex-premier ministre a déposé son bulletin de vote dimanche matin à Bamako et pressé les électeurs de se rendre aux urnes, affirmant que la pluie était une bénédiction au Mali et y toujours considérée comme étant de bon augure.

La participation avait frisé les 50 pour cent au premier tour du scrutin, bien qu'à Kidal, dans le nord du Mali, 12 pour cent seulement d'électeurs s'étaient déplacés, alors que des drapeaux rebelles y sont toujours visibles. Si le sentiment indépendantiste demeure encore présent dans la région, certains membres du Mouvement national pour la libération de l'Azawad ont endossé IBK après qu'il eut promis un dialogue national pour résoudre la crise.

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