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09/08/2013 11:36 EDT | Actualisé 09/10/2013 05:12 EDT

Le choc et l'héritage

Il y a des dates ou des événements qui marquent au point où l'on se souvient du lieu où l'on se trouvait et de ce que nous étions en train de faire quand ils se sont produits.

Le 11 septembre 2001, l'assassinat de John F. Kennedy ou les premiers pas de Neil Armstrong sur la lune. Plus récemment, et plus près de nous, la catastrophe de Lac-Mégantic est entrée dans cette catégorie.

D'un point de vue sportif, la transaction qui a envoyé Wayne Gretzky des Oilers d'Edmonton aux Kings de Los Angeles est de cette magnitude. C'était il y a 25 ans.

Je m'en souviens très bien. Pourtant, je me trouvais bien loin de l'épicentre de ce séisme qui a secoué et transformé le monde du hockey à jamais. C'est au cœur de Londres que j'ai ressenti la secousse, ce 9 août 1988. La nouvelle avait trouvé écho jusqu'en Grande-Bretagne où le hockey fait pourtant figure de parent pauvre.

Le plus grand ambassadeur du hockey sur la scène mondiale avait changé de mains pour une énorme poignée de dollars et de jeunes prospects dont on ne savait pas s'ils répondraient aux attentes placées en eux.

Mike Krushelnyski et Marty McSorley l'accompagnaient à Los Angeles en échange de Jimmy Carson, Martin Gélinas et trois choix de première ronde (Jason Miller 1989, Martin Rucinsky 1991 et Nick Stadjuhar en 1993).

Développement durable

Gretzky, « La Merveille », déjà habitué aux réflecteurs, déménageait à Hollywood pour devenir, croyait-on, une vedette parmi tant d'autres.

Avec le recul, force est de constater que le passage de Gretzky dans le marché californien hautement médiatisé a eu un effet immédiat, mais aussi durable.

On lui doit non seulement la résurrection du hockey à Los Angeles, mais sans sa présence les Sharks de San José, les Ducks d'Anaheim et les Coyotes de Phoenix, dont il a été l'entraîneur, n'auraient jamais vu le jour.

Mieux encore, les équipes de la LNH repêchent aujourd'hui des joueurs originaires de la Californie qui ont appris à jouer au hockey dans des arénas construits dans la foulée de la venue de Gretzky. C'est notammenet le cas de Brooks Orpik (Penguins), Jonathan Blum (Predators) et Emerson Etem (Ducks).

Le « 99 » a non seulement réécrit le livre des records du circuit, mais il a offert à la LNH une visibilité dont elle profite encore un quart de siècle plus tard.

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