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07/08/2013 11:29 EDT | Actualisé 07/10/2013 05:12 EDT

Onze personnes toujours portées disparues après l'explosion en Argentine

BUENOS AIRES, Argentine - Les secouristes argentins pensaient avoir détecté des signes de vie mercredi dans les décombres de l'immeuble résidentiel de Rosario dévasté la veille par une explosion causée par une fuite de gaz. Mais en fin d'après-midi, aucune autre victime n'avait été retrouvée.

L'explosion de mardi à Rosario, la troisième ville d'Argentine, a fait au moins 11 morts, plus de 60 blessés et 11 disparus.

Les secouristes ont mené des recherches toute la journée, malgré le danger d'effondrement posé par deux immeubles instables tout près du lieu de l'explosion. Ils ne se sont arrêtés que quelques minutes quand la présidente Cristina Fernandez, de retour du siège de l'ONU à New York, a brièvement visité les lieux du désastre. La présidente a ensuite rendu visite à quelques-unes des victimes hospitalisées.

Au moins 22 personnes étaient toujours hospitalisées mercredi. La présidente a annoncé deux jours de deuil national et les politiciens ont suspendu leur campagne pour les primaires de dimanche en vue des élections parlementaires du 17 octobre.

Alors que le passage de la machinerie lourde était bloqué par les deux édifices menaçant de s'effondrer, les pompiers ont été contraints de travailler à mains nues, utilisant des appareils d'écoute sophistiqués et des chiens pisteurs pour tenter de détecter des signes de vie dans les décombres.

Certaines victimes pourraient être coincées deux étages sous terre, a indiqué le secrétaire provincial de la sécurité à Rosario, Marcos Escajadillo.

«Nous tentons de travailler sans faire de bruit et sans créer de vibrations qui pourraient provoquer l'effondrement des autres édifices», a-t-il expliqué devant une foule de journalistes.

Pendant ce temps, un procureur et un juge d'enquête recherchaient des preuves de négligence criminelle ayant mené à l'explosion.

Le réparateur Carlos Osvaldo Garcia et son assistant, qui travaillaient sur le système d'alimentation en gaz de l'immeuble mardi, ont été arrêtés pour être interrogés. L'un des hommes a fui les lieux juste avant l'explosion, tandis que l'autre a tenté d'alerter les passants, selon le juge Juan Carlos Curto.

L'entreprise qui fournit le gaz dans la ville, Litoral Gas, a déclaré qu'elle n'avait rien à voir avec les travaux de réparation effectués mardi. L'entreprise affirme que les deux hommes n'étaient pas ses employés et que personne ne lui a demandé de couper l'alimentation en gaz avant les travaux.

Des résidants du complexe résidentiel, qui comprend trois tours, ont indiqué qu'ils se plaignaient depuis des semaines auprès de Litoral Gas au sujet de fuites et d'un manque de pression. Malgré les travaux effectués par l'entreprise le 26 juillet, le problème n'était toujours pas résolu, ont-ils affirmé.

«Alors le comité des résidants a consulté un réparateur de conduites de gaz et a déterminé que la valve devait être changée. C'était le travail qu'ils étaient en train de faire», a déclaré un résidant, Marco Morales, à un journal local.

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