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06/08/2013 05:46 EDT | Actualisé 06/10/2013 05:12 EDT

Les libéraux ontarient nient avoir fait pression sur le président de l'Assemblée

TORONTO - Les partis d'opposition à Queen's Park fulminaient, mardi, frustrés de n'avoir pu poser de questions sur les pressions qu'auraient exercées les libéraux sur le président de l'Assemblée législative afin de modifier son jugement préliminaire sur une motion d'outrage au Parlement qui planait sur le gouvernement McGuinty.

Le président du Comité permanent de la justice, le libéral Shafiq Qaadri, a prévenu qu'il rejetterait toute question portant sur les courriels semblant démontrer que certains membres du personnel politique de l'ex-premier ministre Dalton McGuinty auraient tenté de convaincre le président Dave Levac de changer son jugement préliminaire.

Avant de servir cet avertissement, M. Qaadri avait permis à Laura Miller, ex-chef de cabinet adjointe de Dalton McGuinty, de fournir des explications sur ces courriels, lors de l'ouverture de la séance du comité. Mais après ce témoignage, il a déclaré que toutes les questions liées à ce dossier étaient irrecevables.

Selon les néo-démocrates, la décision de Shafiq Qaadri «sent mauvais» et porte à croire que le cabinet de l'actuelle première ministre Kathleen Wynne l'a téléguidée dans l'espoir de mettre fin à l'enquête du comité.

C'est également l'avis des progressistes-conservateurs, qui croient qu'un supérieur hiérarchique a ordonné à M. Qaadri de museler les membres du comité qui souhaitaient poser des questions sur ces courriels controversés.

Le cabinet de la première ministre a balayé du revers de la main les accusations d'ingérence proférées par les députés de l'opposition.

L'attachée de presse de Mme Wynne a fait valoir que la décision de refuser les questions sur les courriels avait été prise par le greffier de la législature, lequel avait déterminé qu'il n'était pas du mandat du comité de les entendre.

Laura Miller a déclaré devant le comité qu'elle et d'autres non-élus libéraux du cabinet de M. McGuinty n'avaient pas fait pression sur le président de l'Assemblée afin qu'il modifie son jugement d'outrage visant le ministre de l'Énergie de l'époque, Chris Bentley.

Le dépôt de la motion d'outrage au Parlement faisait suite au refus initial du gouvernement de divulguer les coûts réels de l'annulation de la construction de centrales au gaz prévues à Oakville et à Mississauga, à la veille du déclenchement des élections générales de l'automne 2011. L'opposition croit que les libéraux ont pris cette coûteuse décision afin de sauver leurs sièges dans ces circonscriptions.

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