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06/08/2013 07:45 EDT | Actualisé 06/10/2013 05:12 EDT

Il y a un mois ce mardi: la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic

LAC-MÉGANTIC, Qc - Un mois après la catastrophe de Lac-Mégantic, les citoyens toujours évacués ont appris qu'ils ne pourraient pas réintégrer leur domicile avant au moins un an. L'annonce a été faite mardi soir à l'occasion d'une rencontre à laquelle une centaine de sinistrés ont assisté, ont rapporté plusieurs médias.

Le ministère de l'Environnement a indiqué qu'un important travail de décontamination allait devoir être effectué dans ce qui était auparavant connu comme la «zone rouge». Si le sol est trop contaminé, il se pourrait bien que certains citoyens ne puissent tout simplement pas réintégrer leur demeure.

Plus tôt en journée, une étape supplémentaire a été franchie vers le long processus de rétablissement de la municipalité.

La police a officiellement cédé le contrôle de la zone jaune à la Ville de Lac-Mégantic.

Ce secteur, où des travaux continuent d'être menés et où il y a encore des trous béants, sera désormais surveillé par une agence de sécurité embauchée par les autorités municipales.

En point de presse, mardi, la porte-parole de la Sûreté du Québec, Martine Asselin, a précisé qu'en dépit de ce changement de garde, il faudra encore un excellent motif pour circuler sur place.

«Pour la sécurité de tous, toute personne (...) qui tenterait d'entrer dans la zone sans autorisation — peu importe la raison — pourrait faire face à des accusations criminelles», a-t-elle prévenu.

Il n'y a pas que la supervision de cette zone sinistrée qui met bien du monde sur les dents à Lac-Mégantic. Le sort des gens d'affaires et des travailleurs autonomes de l'endroit alimente également l'angoisse et l'incertitude sur place.

Selon la directrice générale de la chambre de commerce de la région, l'étape de la délocalisation n'a pas encore été franchie pour environ 50 d'entre eux qui évoluent généralement dans les secteurs de la vente au détail, de la restauration et de l'hôtellerie.

D'après Isabelle Hallé, plus le temps passe et plus la pression monte pour ces malchanceux. «Le fardeau financier commence à être lourd. Le commerce s'est peut-être arrêté mais les factures continuent de rentrer», a-t-elle expliqué.

La tragédie ferroviaire a coûté la vie à 47 personnes, en plus de détruire une partie du centre-ville de la localité. Plus de 95 entreprises ont été touchées — et 35 carrément détruites —, sans compter les travailleurs autonomes qui ont été affectés.

Plusieurs observateurs se sont aussi interrogés sur les règles de sécurité entourant le transport de matières dangereuses au Canada.

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