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Attaque d'un python : l'enquête sur la mort de deux enfants à Campbellton se poursuit

06/08/2013 08:58 EDT | Actualisé 06/10/2013 05:12 EDT

Une autopsie doit être pratiquée mardi sur les corps des deux enfants qui auraient été tués par un python à Campbellton, au Nouveau-Brunswick.

Les victimes sont deux frères : Noah Barthe, 5 ans, et Connor Barthe, 7 ans, selon les informations obtenues par le réseau anglais de Radio-Canada.

Les garçons auraient été étranglés à mort par le reptile, selon l'enquête préliminaire de la GRC, qui a constaté leur décès tôt lundi matin.

Les enfants étaient en visite chez un ami, le fils du propriétaire d'un commerce d'animaux exotiques, dans l'appartement situé au-dessus de l'établissement.

Une attaque rarissime, selon différents spécialistes

Ce genre d'attaque est « rarissime », souligne Hervé Maranda, directeur de la ferme d'élevage de reptiles Exotarium, située à Saint-Eustache. « Pour qu'il s'attaque à un humain, il faut que le serpent ait très peur », dit-il.

Les rares accidents se produisent la plupart du temps lorsque ces serpents sont en train d'être nourris, selon M. Maranda. Ils peuvent alors confondre un membre de la personne qui leur donne à manger avec de la nourriture. Le python est aussi attiré par la chaleur que peuvent émettre les corps humains.

En ce sens, le serpent aurait pu d'abord vouloir se coucher sur les enfants pour se réchauffer, avant de les étouffer pour une raison qui est toujours indéterminée, a expliqué M. Maranda en entrevue à 24 heures en 60 minutes, sur les ondes de RDI.

Les autorités municipales de Campbellton ont entrepris une sérieuse réflexion à la suite de ces événements.

Selon le maire suppléant, Ian Comeau, la municipalité va revoir ses arrêtés afin de déterminer s'il y a lieu de les adapter. Il souligne que les règlementations provinciale et fédérale permettent l'importation de reptiles.

« C'était légal et permis d'opérer en ville. On sait qu'en 2009, le gouvernement canadien et la province ont adopté quelque chose sur les reptiles qui pourraient être vendus, de petits reptiles, par des entreprises. Il y a beaucoup de gens qui se posent des questions, surtout pourquoi un appartement était dans une entreprise comme celle-là. Donc, ce sont toutes des choses qu'il faudra regarder avec la commission d'urbanisme », affirme Ian Comeau.

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