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05/08/2013 10:53 EDT | Actualisé 05/10/2013 05:12 EDT

Suspensions massives en Turquie

La Fédération turque d'athlétisme (TAF) a annoncé lundi qu'elle avait suspendu, pour les deux prochaines années, 31 de ses athlètes pris en défaut pour dopage.

Parmi eux se trouve le médaillé d'argent des Jeux olympiques d'Athènes au lancer du marteau, Esref Apak. Les suspensions surviennent cinq ans après le jugement rendu par la Fédération internationale contre un premier groupe de neuf athlètes.

Mais le pire pourrait encore être à venir. En effet, la Fédération turque enquête toujours sur des allégations de dopage concernant la championne des Jeux de Londres sur 1500 m, Asli Cakir Alptekin, et deux autres membres de la sélection nationale féminine d'athlétisme en 2012.

La ville d'Istanbul est finaliste pour l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2020. Or, à quelques semaines de l'annonce officielle (7 septembre) par le CIO, ce scandale ne fait rien pour améliorer ses chances face aux rivales que sont Madrid et Tokyo.

Le président du Comité olympique turc, Ugur Erdener, espère que cette démonstration de force prouvera le sérieux de son organisation.

« Ce travail fait partie d'une action concertée et d'une politique antidopage plus agressive mise en place il y a plus de six mois », a-t-il laissé entendre dans un communiqué.

La Fédération turque n'a pas dévoilé la liste des produits décelés, ni les dates auxquelles les athlètes en cause ont été testés. Au moins trois d'entre eux faisaient partie de la sélection olympique pour les Jeux de Londres.

La semaine dernière, le président de la TAF, Mehmet Terzi, a remis sa démission dans la foulée de ces révélations de dopage systémique.

Enfin, toute cette histoire a incité la Fédération internationale de soccer (FIFA) à réexaminer plus de 600 échantillons prélevés sur des joueurs turcs au cours de la dernière année.

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