DIVERTISSEMENT

Osheaga 2013: la touche finale de Mumford & Sons (PHOTOS)

05/08/2013 03:05 EDT | Actualisé 06/08/2013 04:59 EDT
David Kirouac

La huitième édition du festival Osheaga ne pouvait pas mieux se conclure qu’avec la présence du groupe britannique Mumford & Sons. Dans toute son intensité, mais aussi dans toute son élégance, Marcus Mumford et ses acolytes ont offert aux festivaliers deux heures de pur folk rock… une grande fête musicale!

Les quatre musiciens ont joué les premières notes de Lover’s Eyes dans le noir absolu. De petites boules lumineuses traversant la foule se sont allumées, puis des lumières circulaires bleues ont ensuite illuminé la scène… Les spectateurs pouvaient enfin admirer Mumford & Sons.

Voyez un résumé de la journée en images au bas de l'article.

L’art de la séduction

Même s’ils étaient conquis d’avance, les fans de la formation ont été doublement charmés ce soir puisque Marcus Mumford s’adressait au public en français. « Santé », a-t-il lancé avant de lever son verre. « On va danser un petit peu », a-t-il dit avant d’offrir I Will Wait. C’était ô combien séduisant et cela se ressentait dans la foule; des filles hystériques s’époumonaient à chanter avec lui, tentant toutes de prouver qu’elles étaient LA plus grande fan du groupe.

Marcus, Marshall, Ben et Ted se sont ainsi baladés entre les albums Sigh No More et Babel, livrant au public les Little Lion Man, Holland Road, Winter Winds, Below My Feet et Timshel. Une section de cuivres et une autre de cordes étaient d’ailleurs sur scène pour ajouter un peu plus d’ampleur au son déjà très riche du quatuor. Le spectacle étant extrêmement bien rodé, on pouvait se demander, en première partie de la soirée, pourquoi la formation ne s’éloignait pas des versions enregistrées sur disque. Bien sûr, les gars semblaient s’amuser sur scène, mais on se demandait à quel point ils se donnaient la chance de se laisser transporter par leurs propres airs…

Moments de fougue

La fougue de Mumford & Sons a pu être complètement observée durant la seconde moitié du spectacle, avec l’interprétation de Thistle & Weeds, où l’on a proposé une atmosphère plus sombre, en misant notamment sur la présence de Marshall au piano. Dust Bowl Dance, dernier titre offert avant le rappel, a clairement été le moment fort du concert, avec un duo d’une telle puissance… Marshall, encore une fois au piano, et Marcus à la batterie étaient à couper le souffle!

Et des tonnes de confettis…

À plusieurs reprises, Marcus et Marshall ont témoigné aux spectateurs leur grand amour pour le Canada. Et dimanche soir au parc Jean-Drapeau, les musiciens semblaient renversés par toute cette chaleur et ces applaudissements nourris. C’était un rendez-vous dont plusieurs admirateurs du groupe rêvaient depuis longtemps…

Dernier morceau de la soirée: The Cave… avec une tonne de confettis! Les festivaliers ont quitté l’Île Sainte-Hélène le cœur amoureux et léger. L’événement s’est terminé avec une surprise de grande beauté…

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EN BREF…LES MENTIONS DU JOUR

« Je veux vivre dans les années 80 »: New Order

Assurément l’un des plus grands concerts de cette huitième édition, la formation phare des années 80 a épaté par sa constante énergie. Si la prestation a débuté très tranquillement, elle s’est intensifiée pièce après pièce, plus particulièrement avec la fameuse Bizarre Love Triangle. Les nostalgiques du groupe britannique en ont ensuite eu plein les oreilles avec 5 8 6, Blue Monday, la contagieuse Temptation et Atmosphere, pigeant ainsi dans le répertoire de Joy Division. Beau clin d’œil!

Si ce n’est que des synthétiseurs, la musique de New Order n’a aucunement vieilli. On prend toujours un grand plaisir à entendre ces chansons emplies de joie et d’urgence de vivre… Et c’est avec beaucoup de dynamisme que Bernard Summer et sa bande les ont livrées.

Rien pour les arrêter: Icona Pop

« I don’t care, I love it », peut-on entendre dans la chanson du duo Icona Pop… Eh bien dimanche, alors que la pluie s’est drastiquement abattue sur la foule de la Scène verte, les deux Suédoises ont convaincu le public de se foutre de ces gouttes pour danser avec lui sur son grand succès. Aino Jawo et Caroline Hjelt ont livré une bonne performance qui se détachait du côté pop que l’on entend sur le hit I Love It, pour s’orienter entièrement à des sons techno. Voilà qui était digne des grands dancefloors.

Savoir comment faire la fête: Big Boi

La fête entamée par Icona Pop à la Scène verte s’est poursuivie sur la Scène de la rivière avec Big Boi du duo Outkast. La pluie a cessé, le soleil s’est mis à chauffer les spectateurs, on avait droit à une prestation des plus bouillonnantes. Rap endiablé sur les Bomb over Bagdad et Ms. Jackson, la perfo de Big Boi correspondait en tout point au genre de performance attendue lors d’un événement comme celui-ci, c’est-à-dire intense et festive.

EN IMAGES:

Festival Osheaga: 4 août 2013 (Jour 3)

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