DIVERTISSEMENT
05/08/2013 11:00 EDT | Actualisé 05/10/2013 05:12 EDT

John Zeppetelli, portrait du nouveau directeur du Musée d'art contemporain de Montréal

Courtoisie

Le Musée d’art contemporain de Montréal, connu par la plupart comme « le MAC », a un nouveau directeur : John Zeppetelli. Auparavant, il a été conservateur pendant six ans de DHC/ART, une galerie privée, propriété de Phoebe Greenberg.

La vie de John dans les arts a été plutôt diversifiée. Il a d’abord étudié à l’Université Concordia où il a fait son Baccalauréat en beaux-arts (BFA) en peinture et en cinéma. Il a ensuite étudié la sémiotique et l’histoire de l’art à l’Université de Bologne. À Londres, quelques années plus tard, à l’Institute of Contemporary Art (ICA), il y a mis sur pied des événements et des conférences d’artistes « qui ont couvert toute la gamme de l’art, de la culture, de la littérature, de la psychanalyse ou de l’architecture.»

Puis, à New York, Zeppetelli a travaillé au Whitney Museum où il a également organisé des séminaires pour le grand public. Bien qu’il soit trop tôt « pour parler de plans », c’est ce type d’approche inclusive qu’il désire apporter pour qu’une visite au MAC soit une expérience plus accueillante.

D’une certaine manière, il vient boucler la boucle, puisqu’en 1995-1996, il avait travaillé au MAC comme commissaire des expositions éducatives, élaborant des débats et organisant les archives d’art contemporain québécoises du musée.

De 2004 à 2006, il a été commissaire des programmes publics et d’expositions publiques ainsi que directeur de projets au Centre Saidye-Bronfman. Aujourd’hui, fort de son prestigieux nouveau titre, il est bien conscient des défis. Bien qu’il sache que « le conseil d’administration aimerait élargir son public », il comprend aussi que l’art contemporain peut être, à sa façon, intimidant. Il prévoit, en travaillant avec l’équipe du MAC, développer des approches plus attrayantes afin que les visiteurs puissent apprécier tout en apprenant.

Son nouveau poste combine deux anciens rôles majeurs : ceux de directeur et de conservateur en chef. Il travaillera avec le conseil d’administration au projet planifié d’expansion et de son financement : cela requiert 35 millions de dollars et la Province a rejeté le premier plan. Une nouvelle proposition est attendue en octobre 2014. La Biennale de Montréal (BNL) prendra alors la relève de la Triennale québécoise du MAC, qui, dissolue, fera désormais partie de ce nouvel événement.

Chaque établissement aura deux conservateurs pour cette collaboration. La BNL MTL menée par Sylvie Fortin aura lieu au MAC. Le thème en sera L’Avenir et l’objectif principal sera de « créer des liens entre les artistes québécois et leurs collègues internationaux. »

John estime que sa nomination est « une nouvelle orientation pour le MAC », qu’il souhaite rendre « plus accueillant et plus accessible. » Conscient que les plans prennent du temps à se réaliser, il est motivé à l’idée qu’après les rénovations l’espace d’exposition sera doublé, puisque la collection du MAC, présentement entreposé dans le grand sous-sol, sera alors relocalisée hors du site. Jusque-là, John Zeppetelli supervisera toutes les opérations, y compris les finances, les communications et le marketing.

Réalisant que son approche doit être à la fois rigoureuse et accessible, il est « honoré et un peu intimidé » par la tâche. Toutefois, il a hâte de travailler avec l’équipe du MAC, des amis et des collègues, pour développer une expérience plus accueillante au musée d’art contemporain du Québec.

Le Musée d’art contemporain, 185, rue Sainte-Catherine Ouest, présente en ce moment, Autour de l’abstraction II, jusqu’au 20 octobre et les expositions Michel De Broin et Eve Sussman•Rufus Corporation, jusqu’au 8 septembre. Plus d'informations sur Macm.org.

L’exposition Cory Arcangel, organisée par John Zeppetelli, est en cours jusqu’au 24 novembre au DHC/ART, 461 et 464, rue St-Jean. Plus d'informations sur Dhc-art.org.

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