POLITIQUE
06/08/2013 05:34 EDT | Actualisé 06/08/2013 05:35 EDT

Jocelyn Desjardins, ancien porte-parole du NMQ, songe à briguer la chefferie d'Option nationale (EXCLUSIF)

Mathieu Breton

Jocelyn Desjardins, ancien porte-parole du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ), pourrait bien faire le saut en politique et succéder au chef démissionnaire d'Option nationale, Jean-Martin Aussant.

«Ma décision n’est pas prise, je dois encore faire quelques rencontres et évaluations, explique M. Desjardins en entrevue avec Le Huffington Post Québec. Beaucoup de gens m’ont demandé d’y penser et j’ai été de nouveau sollicité à mon retour de vacances, mais j’ai besoin d’entamer une réflexion pour voir aux possibilités.»

Le 6 juin dernier, après avoir annoncé qu'il se retirait temporairement de son poste lors du congrès de Convergence nationale, Jocelyn Desjardins démissionnait comme président et porte-parole du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ). À ce moment, l’ancien porte-parole soutenait ne pas avoir de plans d'avenir dans l'immédiat, expliquant qu'il devait «se retrouver avec ses proches».

Une semaine et demie plus tard, Jean-Martin Aussant annonçait à son tour qu'il démissionnait de son poste à la tête d’Option nationale, désirant consacrer plus de temps à sa famille.

Père de cinq enfants, Jocelyn Desjardins ne craint pas pour le bien-être de sa vie familiale s’il décide de briguer la chefferie d’Option nationale. «On n’est pas atteint d’une maladie parce qu’on est père ou mère de famille. La conciliation travail-famille n’est pas un obstacle à l’implication. Pendant deux ans, j’en faisais une obligation personnelle.»

Plus de partisans indépendantistes

Jocelyn Desjardins pose néanmoins deux conditions sine qua non à sa possible candidature.

«La première chose est un scrutin universel des membres, je veux que toutes les règles du Directeur général des élections du Québec soient respectées», souligne-t-il. À son avis, le tout devrait aussi être suivi d’un congrès concernant les différents changements à apporter au parti dans le cadre du «contexte actuel» de la question de la souveraineté du Québec.

La question de l’adhésion au parti est aussi non négligeable. «Je veux un membership plus important. Je pense que le parti devrait taper les 15 000 membres d’ici le mois de décembre», affirme celui qui dit en faire une question personnelle, peu importe sa décision finale.

S’il décidait de se lancer, il désirerait à cet effet instaurer un «membership multiple», qu’il compare à la double citoyenneté.

«Tout ce que j’ai toujours prôné sur la convergence, je l’ai fait au nom de l’indépendance», soutient celui qui s’oppose vivement au projet de ratification de la Constitution canadienne du nouveau chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard.

Tant qu'Option nationale n'aura pas décidé des modalités concernant l’éventuelle élection, «il est hors de question» que l'indépendantiste ne «décide de quoi que ce soit». Option nationale n'a pas voulu se prononcer quant à la possible candidature de Jocelyn Desjardins.

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