NOUVELLES
05/08/2013 08:06 EDT | Actualisé 05/10/2013 05:12 EDT

Enquêtes sur trois incidents impliquant des policiers de la GRC en Alberta

PC

Quelques jours après qu'un homme eut été tué par balle par la police de Toronto, l'agence de surveillance de la police albertaine se penche sur trois incidents concernant l'utilisation d'une arme à feu ou d'un pistolet Taser par des officiers.

Le plus récent incident s'est produit samedi soir. Selon la police, un officier de la division de Wetaskiwin de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a arrêté un conducteur soupçonné de conduire avec les facultés affaiblies, près de Ma Me O Beach, au sud d'Edmonton.

Selon la GRC, il y a eu dispute et l'agent a tiré sur deux hommes qui se trouvaient dans la voiture. Un homme de 30 ans originaire de Pigeon Lake est mort, et un autre de 41 ans, aussi de Pigeon Lake, a été transporté à l'hôpital à Edmonton.

Vendredi, un agent de la GRC a utilisé un pistolet électrique Taser sur un homme de 27 ans durant une arrestation à Leduc, également en Alberta. L'homme a succombé à ses blessures dimanche matin.

Finalement, jeudi, un agent de la GRC à Grande Cache a tiré en direction d'un homme, qui a par la suite été identifié par sa famille comme étant Curtis Hallock, un personnage qui apparaît régulièrement à l'émission de télé-réalité Mantracker.

L'Équipe d'intervention de l'Alberta en cas d'incident grave (ASIRT), chargée d'enquêter sur les incidents impliquant la police causant un décès ou de sérieuses blessures, mène des recherches indépendantes sur ces trois événements.

Le directeur de l'ASIRT, à qui un journaliste a demandé si la population devait remettre en question sa confiance en la police, a prévenu qu'il valait mieux ne pas trop analyser les incidents.

« Je ne pense pas que, de façon générale, le public doive s'inquiéter de se faire arrêter », a répondu Clifton Purvis en conférence de presse, dimanche. « En fait, le Canada est probablement l'une des seules juridictions au monde où votre première réaction, lorsque vous vous faites arrêter, n'est pas la peur. C'est plutôt: ''Oh non, je vais avoir une contravention'' ».

Le débat sur le degré de force policière utilisée a été porté à l'attention nationale après la mort de Sammy Yatim à Toronto, le 26 juillet. Le jeune homme de 18 ans a été atteint par un policier à bord d'un autobus qu'il avait prétendument vidé de ses passagers en brandissant un couteau.