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Zimbabwe: Mugabe élu président avec 61% des voix

03/08/2013 12:59 EDT | Actualisé 03/10/2013 05:12 EDT
AFP

Le président zimbabwéen Robert Mugabe au pouvoir depuis l'indépendance dans son pays en 1980 a été déclaré samedi 3 août vainqueur de l'élection présidentielle avec 61% des voix dès le premier tour, son parti obtenant aussi la majorité qualifiée des deux tiers à l'Assemblée.

"Je déclare que M. Robert Gabriel Mugabe de la Zanu-Pf a obtenu plus de la moitié des suffrages à l'élection présidentielle et est donc dûment élu président de la République du Zimbabwe à compter de ce jour", a annnoncé la présidente de la commission électorale Rita Makarau. Il a obtenu 61% face à son rival et Premier ministre Morgan Tsvangirai, battu avec 34% des voix.

Mais le chef de l'opposition au président zimbabwéen Robert Mugabe, Morgan Tsvangirai, a annoncé samedi son intention de boycotter le gouvernement issu des élections générales qu'il a qualifié d'"illégales" en raison des fraudes et dont il entend contester le résultat en justice.

"Nous ne participerons pas aux institutions du gouvernement", a déclaré lors d'un point presse Morgan Tsvangirai à l'issue d'une réunion de crise des instances dirigeantes de son parti, le MDC, associé depuis 2009 à l'exercice du pouvoir dans un gouvernement d'union nationale. "Nous irons en justice", a-t-il ajouté.

L'UE s'inquiète des irrégularités présumées

L'Union européenne s'est inquiétée samedi des "irrégularités présumées" et du "manque de transparence" dans le cadre des élections au Zimbabwe, qui ont donné vainqueur le président sortant Robert Mugabe.

"L'Union européenne s'inquiète des irrégularités présumées et de la participation incomplète (au scrutin), ainsi que des faiblesses identifiées dans le processus électoral et le manque de transparence", a déclaré dans un communiqué la représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton.

Les irrégularités ont semble-t-il été suffisamment sérieuses pour justifier qu'un membre de la commission électoral claque la porte samedi. "Je ne veux pas énumérer les nombreuses raisons de ma démission mais elles ont toutes à voir avec la manière dont les élections générales 2013 au Zimbabwe ont été convoquées et organisées", a déclaré Mkhululi Nyathi, dans une lettre de démission dont l'AFP a eu copie.

"Alors que durant tout le processus j'ai gardé une dose d'espoir que l'intégrité de tout le processus puisse être sauvé au fil du chemin, cela ne s'est pas produit, d'où ma décision mûrie de démissionner", a-t-il ajouté.

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