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Osheaga 2013: Retour dans le temps avec The Cure (PHOTOS)

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THE CURE
Agence QMI
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Le mythique groupe The Cure a offert un pur voyage dans le temps aux amateurs de musique qui prenaient part à cette première de trois journées du festival Osheaga. Retour dans les années 80… de A à Z, autant par le son que par la profondeur du chanteur, Robert Smith!

Voyez un résumé de la journée en images au bas de l'article.

The Cure est apparu sur la massive scène vers 21h. Cheveux ébouriffés, tresses mélangées à ce lot de frisottis, rouge à lèvres, ombre à paupières noires, le look de Robert Smith ne laissait personne indifférent. On entendait les festivaliers tentant de trouver des ressemblances au chanteur, quelques noms circulaient dont celui d’Edward aux mains d’argent. Si certains fans pensaient retrouver leur idole dans un accoutrement plus sobre, ils auront sans doute été surpris. Les cinq musiciens sont restés ancrés, corps et âme, dans leurs belles années.

Généreuse performance

Le moins que l’on puisse dire, c’est que The Cure n’a perdu ni son énergie ni sa grande générosité envers le public. Le quintette new wave a proposé un imposant lot de chansons, s’approchant certainement de la trentaine, et ce dans un laps de temps d’environ 2h20. Voilà qui était impressionnant à observer. Le leader n’étant pas toujours parfaitement en voix, les O’Donnell, Gallup, Gabrels et Cooper formaient cependant un ensemble musicalement impeccable. Leur unicité permettait pratiquement de revivre leurs pièces telles qu’elles l’étaient par le passé.

Pour les fans aguerris

Bien sûr, la formation rock britannique détient son lot de succès, cela dit ces greatest hits se collaient peut-être moins au grand public d’Osheaga, qui ne connaissait que les grandes Friday I’m in Love et Boys Don’t Cry. La masse a vite perdu son intérêt pour le groupe et seuls les admirateurs les plus invétérés sont restés jusqu’à la fin. Pour une première journée affichant complet, Osheaga a plutôt eu l’air d’une fête morte en fin de soirée.

Et pourtant… cela n’enlève rien à The Cure. Le résultat était là. Les musiciens ont offert toute une séquence avec, coup sur coup, Lovesong, In Between Days et Just Like Heaven. À mi-chemin de leur concert, ils y sont allés de l’hymne amoureux Friday, I’m in Love. Seul élément qui pouvait déplaire: les interactions avec l’assistance étaient minces. Robert Smith s’est adressé à la foule environ trois fois durant tout le spectacle, cela manquait quelque peu de rebondissement. Par chance, ses yeux exorbités et ses petits gestes dansants pour accompagner ses paroles faisaient sourire.

La cata en finale…

La soirée s’est clairement terminée en queue de poisson. Un magnifique rappel avait pourtant été entamé, entre autres avec l’indémodable Close to Me… C’est au moment tant attendu que tout a été gâché. « I think it’s time for this » a lancé Smith avant d’envoyer Boys Don’t Cry. Malheureusement, le climax s’est effondré avec le son qui a été coupé durant la pièce. Les spectateurs n’ont même pas pu entendre leur idole leur dire « merci » et « au revoir » à la toute fin… plus de son, niet. Les billets d’Osheaga sont loin d’être donnés, quand des soucis techniques (ou couvre-feux ou autre...) comme celui-là surviennent, il y a raison d’être mécontent. C’est inacceptable.

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EN BREF… LES MENTIONS DU JOUR

« Tu es l’homme de ma vie »: Ben Howard
Avec la performance planante de Ben Howard, les festivaliers se sont crus à la belle étoile, alors qu’ils étaient sous le chaud soleil du parc Jean-Drapeau. À même la foule, on observait des admiratrices du chanteur folk britannique en pâmoison devant sa beauté, sa voix et ses paroles romantiques. « C’est un plaisir to be here », s’est-il exclamé. Et tous les « Ah », « Onhhh », « cuuuute » ont suivis… Ben Howard a majoritairement offert les titres de son album Every Kingdom, mais il a aussi intégré quelques chansons inédites à sa prestation. On pourra entendre ces morceaux sur son prochain album. On a déjà hâte !

L’explosion de joie: Phoenix
Phoenix a encore une fois offert un spectacle des plus mémorables. L’euphorie entourant Bankrupt! est certainement moins forte que celle rattachée à Wolfgang Amadeus en 2009, mais la formation française est encore bien loin du ravin. Bankrupt! est certes moins « bonbon » que son prédécesseur, mais sur scène, la pop de Phoenix demeure contagieuse. Les S.O.S in Belair, Trying to Be Cool et Entertainment étaient des plus rafraîchissantes. Le dernier titre mentionné a d’ailleurs été joué au début et à la toute fin de la prestation, sous une version psychédélique où Thomas Mars s’est offert un bordélique bain de foule.

La recrue: Jake Bugg
Âgé de seulement 19 ans, l’auteur-compositeur Jake Bugg en a surpris plus d’un par un concert empreint d’assurance. Avec son folk rock extrêmement pur, le jeune britannique ne réinvente pas la roue, mais nous rappelle quelques artistes de son pays et fait revivre le bon vieux rock n’roll tel qu’on l’aime.

Le coup de soleil: Vampire Weekend
C’était loin d’être la canicule sur l’Île Sainte-Hélène, mais Vampire Weekend a offert une surdose de soleil à ses fans. On aurait pu s’attendre à ce que le groupe, qui vient à peine de sortir l’album Modern Vampires of the City, offre majoritairement des chansons de celui-ci. Au contraire, au grand plaisir de tous, le quatuor a enchaîné plusieurs de ses succès dont Holiday, A-Punk, Giving Up the Gun et Cousins.

U.K Represent: Alt-J
Ben Howard, Jake Bugg, Ellie Goulding…et Alt-J. L’Angleterre était à l’honneur vendredi soir et on ne pouvait passer sous silence la solide présence de Alt-J, récipiendaire du prestigieux Mercury Prize à l’automne dernier. Chants singuliers, son hybride, chaque fois que l’on observe Alt-J sur scène, on reste fasciné.

EN IMAGES:

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Festival Osheaga: 2 août 2013 (Jour 1)
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