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Le WWF s'ajoute aux opposants au projet de pipeline de TransCanada

03/08/2013 06:30 EDT | Actualisé 03/10/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Les opposants au projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada sont de plus en plus nombreux, le Fonds mondial pour la nature (WWF) se disant à son tour très inquiet, notamment sur les risques environnementaux qu’il suscite.

TransCanada veut acheminer du pétrole brut de l’Alberta vers l’est du pays, en passant par le Québec. Ce projet de pipeline est évalué à 12 milliards $.

Le Fonds mondial pour la nature, le WWF, déplore qu’un autre projet de pipeline ait été annoncé de façon isolée, en l’absence d’une stratégie énergétique nationale qui tienne compte des changements climatiques. La directrice de l’organisme au Québec, Marie-Claude Lemieux, affirme que tous les projets «sur la table» auront pour effet «d’enfermer» pour très longtemps le Canada dans une économie axée sur le pétrole. Selon elle, pour éviter les pires effets du réchauffement climatique, le Canada doit parvenir à «se sevrer» des énergies fossiles.

Mme Lemieux ajoute que le processus d’extraction du pétrole issu des sables bitumineux de l’Alberta émet de 3 à 4 fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel.

Le WWF signale également que le transport par pipeline n’est pas sans danger. Même si les incidents sont plus nombreux avec le transport de pétrole par rail, l’organisme souligne qu’il est prouvé que les volumes de déversements issus de pipelines sont trois fois plus importants.

À l'aube de la consultation publique sur la vision énergétique de cet automne au Québec, le WWF tient à rappeler au gouvernement Marois que la province possède tous les atouts nécessaires pour agir à titre de chef de file dans la lutte au changement climatique.

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