NOUVELLES

Rogers s'allierait à Birch Hill pour contrer le géant américain Verizon

02/08/2013 06:34 EDT | Actualisé 02/10/2013 05:12 EDT

TORONTO - Une possible tentative par Rogers Communications (TSX:RCI.B) de bloquer la concurrence du géant américain Verizon en s'accaparant un petit opérateur du sans fil au pays prend un autre visage.

Selon certains informations du Globe and Mail, publiées vendredi, la firme torontoise d'investissement Birch Hill Partners oeuvre à un plan pour acheter une participation de contrôle dans Wind Mobile avec Rogers Communications.

Rogers n'obtiendrait pas une participation en capital dans Wind Mobile, mais fournirait de l'argent et aurait accès au spectre du petit joueur pour ajouter aux ondes de son propre réseau dans le but de répondre à l'utilisation croissante de données sur les téléphones intelligents et les tablettes.

Un porte-parole de nouveau ministre de l'Industrie James Moore n'a pas voulu commenter spécifiquement sur ces informations, vendredi, mais a affirmé que le gouvernement avait déjà indiqué ne pas vouloir modifier les règles établies à la fin juin.

Sébastien Gariépy a indiqué par courriel que «toute requête reçue par le ministère serait étudiée en fonction de (ces règles)».

Birch Hill et Rogers n'ont pas voulu commenter les informations.

Le Globe and Mail a aussi laissé entendre que Rogers avait offert plus de 1 milliard $ pour acheter Wind Mobile, qui compterait plus de 600 000 clients.

Le géant américain des télécommunications Verizon serait intéressé à faire son entrée sur le marché canadien en faisant l'acquisition du petit fournisseur de services sans fil Wind Mobile. Il aurait aussi entrepris des négociations pour acheter Mobilicity.

Les restrictions sur la propriété par des entreprises étrangères de fournisseurs de services sans fil contrôlant moins de 10 pour cent du marché ont été relâchées, ouvrant la voie à Verizon et à d'autres sociétés rivales souhaitant entrer sur le marché canadien en acquérant ces petits joueurs.

Les trois principaux fournisseurs canadiens _ Rogers (TSX:RCI.B), Telus (TSX:T) et Bell (TSX:BCE) _ déplorent ne pas pouvoir eux-mêmes acquérir ces entreprises à cause des règles en place.

PLUS:pc