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Menaces d'attentats: Obama ordonne de prendre «les mesures nécessaires»

02/08/2013 08:37 EDT | Actualisé 02/10/2013 05:12 EDT
Getty
U.S. President Barack Obama listens as Abdurabu Mansur Hadi, Yemen's president, not pictured, speaks in the Oval Office of the White House in Washington, D.C., U.S., on Thursday, Aug. 1, 2013. The White House meeting marks the second between Obama and Hadi, who took office in February 2012 and has cooperated on counter-terrorism with the U.S. Photographer: Andrew Harrer/Bloomberg via Getty Images

Barack Obama a donné l'ordre vendredi à son équipe de sécurité nationale de prendre "toutes les mesures nécessaires pour protéger les Américains" après l'émergence d'une menace d'attentats d'Al-Qaïda au Moyen-Orient, Londres annonçant de son côté la fermeture de son ambassade au Yémen.

Au lendemain de l'annonce de la fermeture pour raisons de sécurité d'une vingtaine d'ambassades dimanche 4 août, les États-Unis ont mis en garde vendredi contre des menaces d'attentats qu'Al-Qaïda pourrait perpétrer en août, en particulier au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Le président américain a ordonné de prendre "toutes les mesures nécessaires pour protéger les Américains", a indiqué dans la soirée un responsable de la Maison Blanche s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Il ajouté que M. Obama était "tenu au courant d'une menace potentielle (d'attentat) qui se déroulerait dans la péninsule Arabique ou en émanerait", évoquée auparavant par le département d'État, et il "continuera à être tenu au courant régulièrement" des développements dans ce dossier.

Le département d'État avait diffusé plus tôt un avis de prudence à l'attention de tous ses ressortissants dans le monde: des attentats sont possibles "particulièrement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord", et Washington insiste également sur "la péninsule Arabique", où le Yémen est considéré comme l'un des bastions d'Al-Qaïda.

Vendredi, le Foreign Office a annoncé que l'ambassade de Grande-Bretagne au Yémen serait fermée dimanche 4 août et lundi 5 août, invoquant des raisons de sécurité.

"Nous avons retiré un certain nombre de membres du personnel (de l'ambassade) de Sanaa, en raison de préoccupations accrues sur la sécurité", a expliqué un porte-parole. "Nous sommes particulièrement préoccupés par la situation de la sécurité dans les derniers jours du ramadan et pour (la fête musulmane de) l'Aïd", a-t-il ajouté.

"Les informations actuelles suggèrent qu'Al-Qaïda et ses organisations affiliées continuent à préparer des attentats terroristes dans cette région et au-delà. Ils pourraient concentrer leurs efforts pour perpétrer des attaques d'ici la fin août", selon le département d'Etat. Son avis de prudence évoque "des attentats terroristes potentiels dans les transports et d'autres infrastructures touristiques".

Cette mise en garde a été lancée sur la base d'informations "spécifiques et crédibles", a précisé un responsable américain sous couvert d'anonymat.

Depuis l'attentat de Lockerbie contre le vol 103 de la PanAm, qui avait coûté la vie à 270 personnes en 1988, le gouvernement américain est obligé, dans le domaine de la sécurité, de partager avec l'ensemble des Américains toute information qu'il fournirait à ses propres employés.

"Menaces sérieuses"

Jeudi, le département d'Etat avait déjà annoncé son intention de fermer au moins 22 ambassades et consulats dimanche, qui est le premier jour de la semaine de travail dans de nombreux pays musulmans.

Ces représentations diplomatiques sont situées en Israël, dans le monde arabe, ainsi qu'en Afghanistan et au Bangladesh.

"Le département d'État a donné l'ordre à plusieurs ambassades et consulats de rester fermés ou de suspendre leurs activités le dimanche 4 août", avait expliqué à des journalistes une porte-parole de la diplomatie américaine: cette décision a été prise par "précaution pour nos employés et ceux qui pourraient visiter nos bâtiments".

Après cette date, l'administration américaine étudiera l'éventuelle réouverture des représentations diplomatiques qui auront été fermées, a poursuivi la porte-parole: "Il est possible qu'il y ait aussi plusieurs jours de fermeture".

A Washington, les élus du Congrès ont reçu des rapports concernant les menaces: "Il est permis de penser que ces menaces sont sérieuses", a jugé la chef démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Les États-Unis sont particulièrement attentifs à la sécurité de leurs représentations à l'étranger depuis l'attaque contre le consulat américain de Benghazi, en Libye, le 11 septembre dernier, durant laquelle l'ambassadeur américain et trois de ses collaborateurs avaient trouvé la mort.

L'ancienne secrétaire d'État Hillary Clinton avait endossé la responsabilité des conséquences de cet attentat, tout en soulignant que les demandes d'amélioration de la sécurité du consulat avaient été examinées par des diplomates moins haut placés qu'elle. Le département d'État avait toutefois reconnu en 2012 des ratés en matière de sécurité.

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