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Contrôles d'identité au Royaume-Uni: les autorités ouvrent une enquête

02/08/2013 04:02 EDT | Actualisé 02/10/2013 05:12 EDT

LONDRES - L'attitude jugée discriminatoire du gouvernement britannique en matière d'immigration fera l'objet d'une enquête.

Le ministère de l'Intérieur s'est attiré les foudres de nombreux internautes cette semaine en écrivant sur Twitter qu'il avait procédé à l'arrestation de 139 personnes.

Le message était accompagné du mot-clic «immigrationoffenders» («contrevenants aux lois sur l'immigration»).

Des critiques se sont empressés de faire remarquer que les personnes appréhendées étaient des suspects, et non des personnes reconnues coupables.

L'opération qui a mené à cette rafle impliquait des employés des services frontaliers britanniques. Installés à l'extérieur des stations de métro de Londres, ils effectuaient des contrôles d'identité.

Selon plusieurs témoins, les agents frontaliers interceptaient principalement des individus dont la peau n'était pas blanche.

La Commission des droits de la personne et de l'égalité a annoncé qu'elle se pencherait sur le dossier afin de vérifier si des gestes discriminatoires ont été posés.

Le porte-parole du Parti travailliste en matière d'immigration, Chris Bryant, a exhorté le gouvernement à offrir «l'assurance immédiate» que les gens appréhendés dans la rue ne l'ont pas été en raison de leur appartenance ethnique.

Un porte-parole des services frontaliers britanniques a fait valoir que les opérations de contrôle d'identité étaient fondées sur des «renseignements» et non sur «l'apparence, la race, la couleur, l'origine ethnique ou la nationalité».

De son côté, le ministre de l'Immigration, Mark Harper, a déclaré que ces interventions étaient légitimes et qu'elles s'inscrivaient dans le cadre d'opérations visant à «retirer des personnes qui n'ont pas le droit d'être dans ce pays».

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