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Snowden obtient le statut de réfugié en Russie

01/08/2013 08:11 EDT | Actualisé 01/10/2013 05:12 EDT

L'ancien consultant des services secrets américains Edward Snowden a finalement quitté l'aéroport de Moscou-Cheremetievo après avoir obtenu un asile temporaire d'un an en Russie, au grand dam de Washington qui réclame son extradition pour le traduire en justice pour espionnage.

Le président russe Vladimir Poutine a accepté d'accorder le statut de réfugié à Edward Snowden à condition qu'il arrête de publier des informations pouvant nuire aux intérêts des États-Unis. Or, cette promesse ne peut pas engager ceux à qui Snowden a déjà remis des documents.

« Edward m'a assuré qu'il n'allait pas publier de documents pouvant ternir l'image du gouvernement américain. Mais il m'a aussi appris que lorsqu'il était à Hong Kong, il a remis une partie de ses documents à des journalistes, documents qu'il ne peut évidemment pas récupérer », a expliqué son avocat.

Dans un message retransmis aux médias par WikiLeaks, Edward Snowden a personnellement remercié les Russes de lui avoir accordé cet asile et s'est félicité que la justice ait gagné. Son avocat a précisé que son client voulait louer un appartement et trouver du travail en Russie. Snowden réside présentement chez des expatriés américains, et.déjà, le principal réseau social sur internet de Russie, VKontakte, lui aurait offert un poste.

« Nous voulons remercier le peuple russe et tous ceux qui nous ont aidés à protéger M. Snowden. Nous avons gagné la bataille, maintenant, la guerre », a écrit WikiLeaks sur son compte Twitter, jeudi.

Les choses se corsent entre Moscou et Washington

Tandis que la Maison-Blanche s'est déclarée « extrêmement déçue » par la décision de Moscou, le sénateur démocrate Chuck Schumer a affirmé que « la Russie nous a poignardés dans le dos et chaque jour que M. Snowden passe en liberté est l'occasion de remuer le couteau dans la plaie ».

La présidence américaine a laissé entendre que Barack Obama pourrait renoncer au sommet qu'il doit avoir avec Vladimir Poutine en septembre à Moscou, mais a toutefois assuré que le président serait au sommet du G20 à Saint-Pétersbourg.

À Moscou, le conseiller diplomatique du Kremlin Iouri Ouchakov a déclaré ne pas craindre un regain de tension diplomatique avec les États-Unis, considérant que le cas de M. Snowden est « trop insignifiant » pour mettre en péril les relations des deux puissances. En point de presse, il a ajouté ne pas croire que le président américain annulera sa prochaine visite à Moscou en guise de représailles.

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