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Qu'on redonne à Lance Armstrong ses titres du Tour de France, dit Jan Ullrich

01/08/2013 09:34 EDT | Actualisé 01/10/2013 05:12 EDT

BERLIN - Il faudrait redonner à Lance Armstrong ses sept titres du Tour de France parce que le dopage était répandu à l'époque, estime l'ancien cycliste Jan Ullrich.

«Je redonnerais à Armstrong ses victoires au Tour. C'était comme ça à ce moment-là, a déclaré Ullrich au magazine Sport Bild. Ça n'aide personne de tracer une ligne dans la liste des vainqueurs.»

Ullrich, qui a remporté le Tour en 1997, a terminé deuxième derrière Armstrong à trois reprises — en 2000, 2001 et 2003 —, mais l'Allemand a refusé de réclamer les titres qu'on a enlevés à son ancien rival.

«Je veux seulement les victoires que j'ai ressenties sur mon vélo. Je ne veux pas gagner quelque chose qui n'a pas été réalisé sur le parcours», a-t-il dit.

Armstrong, le cycliste dominant de sa génération, a reconnu en janvier qu'il était dopé à chacune de ses sept victoires du Tour de 1999 à 2005.

Ullrich a de son côté admis au magazine Focus, en juin, qu'il avait fait l'objet de traitements sanguins administrés par le médecin espagnol Eufemiano Fuentes.

«Mais j'avais dit ça déjà un millier de fois. Il n'y avait rien de neuf à ça», a souligné Ullrich, qui a été privé de sa troisième place au Tour de 2005 et a été suspendu pour une période de deux ans par le Tribunal arbitral du sport en février 2012.

Le mois dernier, un rapport du sénat français a avancé des preuves qu'Ullrich a consommé de l'EPO quand il a terminé deuxième au Tour de 1998, derrière Marco Pantani, qui s'était également dopé. Pantani est mort d'une surdose en 2004.

Ullrich ne s'est pas excusé quand on lui a demandé pourquoi il n'avait rien avoué sur son dopage auparavant.

«Je l'ai décidé ainsi, a-t-il dit. Avec le recul, peut-être aurais-je dû faire certaines choses différemment. Mais je ne suis pas un dieu qui peut tout voir et tout faire bien.»

Ullrich, qui a pris sa retraite de la course en 2007 et est maintenant âgé de 39 ans, a dit vouloir «croire fermement» que le cyclisme est maintenant un sport plus propre.

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